Le travail du bois

 

Le bois a des propriétés anisotropiques c’est-à-dire qu’elles sont différentes selon la direction dans laquelle le bois est sollicité.


Il sèchera 10 à 15 fois plus vite longitudinalement que radialement ou tangentiellement.  Pour sa part, le séchage radial est un peu plus rapide que le séchage tangentiel.  Cela signifie qu’un débit sur dosse sèchera plus vite qu’un débit sur quartier.


En outre, l’aubier sèche plus vite que le duramen.  Dans ce dernier, des extraits chimiques spécifiques empêchent, ralentissent les mouvements de l’eau.


Le retrait dans le sens longitudinal, c'est-à-dire dans le sens des fibres, est négligeable. L’épaisseur des parois cellulaires varie avec l’humidité alors que la longueur des fibres reste relativement stable. En revanche, le retrait est significatif dans les sens radial et tangentiel. Le retrait radial Rr est toujours inférieur au retrait tangentiel Rt. Les relations moyennes entre le retrait longitudinal, le retrait radial et le retrait tangentiel sont approximativement de 1 :10 :20.


Le travail du bois résulte des variations directionnelles liées aux changements d’humidité.


La formule suivante permet le calcul de la variation dimensionnelle qui suit un changement d’humidité :

ΔL=  (α ×Δh ×L)/100

ΔL    = accroissement ou diminution de longueur due au changement de teneur en eau du bois
α    = Coefficient spécifique de retrait et de gonflement (valeur pour une variation de 1% de la teneur en eau sous le PSF)
Δh    = variation de la teneur en eau en %
L     = dimension du bois dans la direction considérée avant le changement du au changement de la teneur en eau w
La notion de stabilité dimensionnelle ne doit pas être confondue avec la nervosité du bois.  Cette dernière notion est complexe et non encore quantifiable.  Elle dépend de plusieurs facteurs qui sont : 

  • l’importance et le rapport des retraits (radial et tangentiel).  Au plus le rapport s’éloigne de l’unité, au plus la nervosité sera importante;
  • la vitesse de circulation de l’eau dans le bois.  Au plus l’eau circulera rapidement, au plus elle induira des tensions dans le bois car les gradients d’humidité seront importants;
  • la régularité de la texture.  Une texture régulière induira une plus faible nervosité du bois;
  • la direction et la rectitude du fil. Un fil droit et rectiligne engendrera moins de nervosité;
  • la proportion de bois de réaction.  Au plus elle est importante, au plus le retrait sera élevé;
  • les contraintes internes (croissance et séchage).  Au plus elles sont élevées, au moins le bois sera stable.

On constate donc que, indépendamment de l’importance du retrait, un bois peut être, pour les raisons évoquées ci-dessus, plus nerveux qu’un autre.