FAQ (Questions – Réponses)

  1. Piscine couverte : quelle essence ? Quel traitement ?

    En tant qu’architecte auteur de projet d’une piscine couverte privée (55% d’humidité relative), je m’interroge sur le choix le plus judicieux de l’essence à prévoir pour des éléments de charpente en bois massif (fermes et pannes) ainsi que sur le type de traitement par imprégnation à leur réserver.

    Concernant l’essence, il s’agit le plus souvent, pour une utilisation en structure, d’espèces résineuses (meilleur rapport qualité/prix). Toutefois, une espèce feuillue pourrait également convenir.

    Le traitement à appliquer dépend de la classe de risque. Dans ce cas précis, un traitement par imprégnation n’est pas nécessaire car la classe de risque est de type II si le bois n’est pas en contact permanent avec l’eau (les pieds dans l’eau!). Pour une telle classe de risque, il n’est même pas nécessaire de traiter les bois. Par sécurité, un traitement identique à celui appliqué sur un châssis extérieur convient parfaitement.

    Le chlore est en concentration trop faible que pour influencer le traitement.

    Une lasure de finition convient donc parfaitement.

  2. Bardage en cèdre rouge : comment éviter le grisaillement et conserver son aspect naturel ?

    Nous sommes actuellement en train de faire construire une maison dont une partie de la façade est en bardage bois en cèdre rouge. Nous souhaitons que le bois conserve son aspect actuel (sans trop grisailler). Quel traitement de protection nous conseillez-vous? Quel produit faut-il appliquer ? En combien de couches? Dans combien de temps faudra t’il renouveler l’application? Quand procéder au premier traitement? Nous vous remercions de vos conseils.
    Bonjour, Je vous suggère pour le traitement de votre cèdre un produit que nous nommerons A (pour plus d’informations, contactez-nous). Le produit ne peut pas s’appliquer de suite sur le cèdre, il faut attendre plusieurs mois voire un an. Entretemps, il faut laisser votre bois grisailler mais ne vous inquiétez pas, il existe un autre produit, appelons-le B qui lui redonnera sans problème sa couleur d’origine et qui est très facile à appliquer. Ensuite, vous appliquerez le produit A incolore en 2 à 3 couches. Attention, l’application se fait ‘humide sur humide’ (15 à 30 minutes d’intervalle). Il ne faut donc pas laisser sécher entre les couches. Il faut une bonne répartition du produit sur toute la surface mais pas d’excès par endroit car cela créerait un film qui serait un point de faiblesse. La réapplication dans le temps du produit dépend de l’exposition de votre bardage. Lorsque la couleur commence à changer, vous devez en ré-appliquer! La couleur finale obtenue avec le produit A correspondra à celle du bois lorsqu’il est mouillé c’est-à-dire légèrement plus foncé.

  3. Revêtement de sol en bois et chape

    Nous souhaitons poser un nouveau parquet dans notre living. Nous sommes en train de démonter l’ancien revêtement de sol. Celui-ci reposait directement sur du sable. Nous avons creusé environ 15 cm de profondeur jusqu’à ce que l’ancien revêtement soit complètement ôté. Nous souhaiterions maintenant poser une chape munie d’une isolation. Le parquet fait 20mm d’épaisseur, avons-nous suffisamment d’épaisseur pour réaliser le tout avec 13 cm ? Quelle est la meilleure manière de réaliser ce travail ?
    Les revêtements de sol en bois étant sensibles à l’humidité, il convient de tenir compte du risque d’humidité en provenance du support.
    Pour les sols en béton posés sur sable ou sur terre-plein, on prévoit dans le complexe plancher, situé sur sable ou terre-plein, une membrane d’étanchéité (film polyéthylène de 0.2mm) juste en dessous de la chape. Le chevauchement des bandes s’élève à min. 200mm. Sur les côtés, le film est relevé au moins jusqu’à la face supérieure du revêtement de sol.
    Sur la membrane d’étanchéité, une isolation par exemple en polyuréthane de 5 à 6 cm peut être prévue. Sur cette isolation, la chape de béton peut être coulée avec une épaisseur de minimum 5cm et, dans votre cas, de 7 à 8cm. Le plancher peut être ensuite posé sur la chape en béton si cette dernière est sèche (min. 2.5% d’humidité).
    Le pourcentage d’humidité relative des bois doit être compris entre 7 et 11%

  4. Bow-Window : quelle essence?

    L’oriel (bow-window) en meranti de notre living doit être remplacé en raison de la pourriture du bois à certains endroits du côté intérieur. Est-il possible de remplacer uniquement les pièces de bois endommagées et nous conseillez-vous plutôt du meranti ou de l’afzelia ?
    Certains professionnels ont probablement plus d’expérience que d’autres dans les bow-windows mais tous les menuisiers sont à même de réaliser ce type de travaux sur des menuiseries extérieures. Dans le doute, demandez quelques exemples de réalisations à votre menuisier. D’un point de vue technique, toutes les pièces en bois présentant des marques de pourriture doivent être éliminées et remplacées. Il va de soi que ces travaux n’ont de sens qu’à partir du moment où la cause de la détérioration a pu être identifiée afin d’y remédier au préalable. Votre menuisier pourra certainement vous aider à déterminer l’origine du problème. Concernant l’espèce de bois, nous conseillons plutôt l’afzelia que le meranti car ce bois est plus durable (c’est-à-dire qu’il résiste mieux aux attaques de champignons) et plus stable. Veillez aussi à une bonne ventilation pour garantir une meilleure stabilité des éléments en bois.

  5. Bardage foncé : quelle lasure?

    Nous aimerions réaliser un bardage en bois massif de teinte foncée. Quels sont les traitements envisageables ?
    Il convient de se méfier des bardages foncés. En cas d’exposition aux rayons du soleil, la température du bois peut grimper jusqu’à 70°C, voire plus. Cette température élevée peut entraîner une déformation du bois et, s’il s’agit d’un résineux, des coulures de résine liquéfiée. Si vous tenez absolument à réaliser un bardage foncé, avec les risques de surchauffe que cela entraîne, différentes options s’offrent à vous. Tout d’abord, un traitement à l’huile naturelle foncée. Selon l’exposition, la périodicité de l’entretien varie entre 2 et 6 ans (l’exposition sud/sud-ouest étant la plus sollicitée). Autre possibilité, le bois thermo-traité. Plusieurs teintes de noir sont proposées. Plus le bois subit un traitement prolongé, plus la teinte sera foncée. L’inconvénient est que le bois peut grisailler avec le temps, il convient donc de lui apporter un traitement de finition (par exemple avec une lasure ou une huile) pour conserver sa couleur. Côté avantages, ce traitement rend le bois très stable et est aussi possible avec des bois feuillus, même locaux comme le peuplier, le frêne ou le hêtre (ce qui écarte le risque de coulure de résine). Le bois traité à la chaleur acquiert une classe de durabilité 1 (la meilleure).

  6. Le mélèze en bardage: les risques de déformation?

    Nous sommes en train de réaliser un bardage extérieur en mélèze. Les cadres de fenêtres sont aujourd’hui également prévus en mélèze de 40 mm  d’épaisseur et 200 mm de large. Nous nous demandons si ces cadres en mélèze de section 200×40 mm ne risquent pas de se tordre ou de trop travailler?

    Le risque de déformation n’est jamais nul…  Surtout avec le mélèze qui est un bois nerveux.  Le douglas eut été préférable car esthétiquement très ressemblant et moins nerveux.

    Cependant, le facteur d’élancement (rapport de la largeur sur l’épaisseur) est de 5, ce qui est favorable.  Pour un bardage, on estime que si le facteur d’élancement est inférieur à 8, les risques de déformations sont diminués.  Si c’est encore possible, la stabilité des planches pourrait être accrue si des fentes de détensionnement sont produites sur la longueur de la planche, à l’arrière de celle-ci (deux fentes parallèles par planche d’une profondeur de +-1 cm et d’une largeur de 4 à 6 mm).
    Avec un traitement de finition (type lasure), les risques de reprise d’humidité seront limités et par conséquent la stabilité meilleure.

  7. Bardage carbonisé : Solution écologique, esthétique et durable dans le temps ?

    Je cherche à poser un bardage très foncé. J’ai fait des recherches sur une technique japonaise de carbonisation en surface du bois.

    Des tests faits sur une planche de douglas donnent, à première vue, des résultats très positifs. Est-ce que vous avez des informations – conseils à donner sur cette technique? Avez-vous des données sur les impacts environnementaux de ce type de traitement? Comment faire pour éviter l’érosion de la partie carbonisée?

    D’après nos connaissances, ce type de bardage ne grisaille pas.  La couleur noire est donc maintenue.  Cependant, certains traitements par carbonisation sont plus ou moins complets et carbonisent plus ou moins la surface des lames.  Lorsque le traitement est partiel, il reste une partie de la lignine du bois qui est exposée et celle-ci peut encore grisailler sous l’influence des rayons UV rendant ainsi le bois plus clair.

    Le traitement rend la surface du bois très durable.  Utilisé en bardage, le bois n’étant pas sollicité mécaniquement, il va conserver ses propriétés et il n’y a pas de risque d’érosion.

    Concernant l’impact environnemental, il est difficile de le déterminer, nous ne connaissons pas d’analyse de cycle de vie à ce sujet.  Cependant, le traitement n’est qu’un chauffage à la flamme durant une dizaine de minutes.  L’impact est donc faible mais comparativement à un bois non traité, il est évidemment plus important.  Or, le douglas (hors aubier) est naturellement durable pour être utilisé, sans traitement, en bardage.  Par contre, dans ce cas, il grisaillera.  Si l’effet noir est recherché, la carbonisation est sans doute une excellente manière de le traiter.  La peinture noire en est une autre, mais elle doit être réappliquée tous les +- 10 ans et elle n’est jamais conseillée car elle provoque, sous l’effet des rayons solaires, un échauffement du bois qui est de nature à le déformer ou provoquer une exsudation de résine.