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Provenance
Sipo est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Entandrophragma utile Sprague et appartient à la famille des Méliacées. On la trouve dans la forêt tropicale humide sempervirente de presque tous les pays d’Afrique occidentale et centrale (tels que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, la République centrafricaine, la RD du Congo, le Congo-Brazzaville).
Description
L’arbre mesure maximum 60 mètres de hauteur. Il présente un diamètre entre 70 et 130 centimètres au-dessus des contreforts. Le tronc est droit, cylindrique, exempt de branches et mesure 30 mètres de long.
Couleur et figure
Le duramen du sipo a une teinte rouge brunâtre, tournant au brun doré sous l’influence des rayons solaires. L’aubier est gris rose. Le bois sur quartier présente une figure légèrement rubanée, avec une alternance de bandes sombres et claires suite au contrefil ou au fil irrégulier. La figure rubanée et le contrefil sont nettement moins prononcés que dans le cas du sapelli, dont la stabilité est inférieure. Le sipo présente souvent une figure flammée de teinte pourpre suite à la présence de parenchyme. Le grain est moyen à fin.
Durabilité
Le duramen du sipo est moyennement durable à durable (classe de durabilité naturelle II-III). L’aubier n’est par contre pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le séchage doit être effectué avec précaution. Il est conseillé d’attendre assez longtemps entre le séchage et l’usinage machinal pour réduire les tensions.
Usinage
Le sipo est facile à usiner tant manuellement qu’à la machine. En cas de fil irrégulier, un angle de coupe réduit est conseillé pour obtenir une surface bien lisse.
Finition
Le sipo se prête bien à toutes les finitions. Un bouche-pores est cependant nécessaire pour une finition bien lisse.
Utilisations
| Sipo | ||
| Masse volumique moyenne* | 650 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,9 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,1 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,6 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2% | |
| Résistance à la flexion | 89 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 11 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 58 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 14,9 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | n.a. | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 5 600 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 65 mm | 80 mm |
| Largeurs fixes | 80/105/130/155/180/205 mm | 90/105/130/155/180 mm | 90/130 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus | ||
| Le sipo avec une épaisseur de 26, 40, 52, 65, 80 et 105 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus (avec 10 à 15 % de 10 à 14 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | |||
| Le sipo est également disponible en lamellé-collé de 63 x 86 mm et 63 x 125 mm. | |||
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Provenance
Itauba est la dénomination commerciale de plusieurs espèces qui appartiennent au genre Mezilaurus. Il s’agit surtout de Mezilaurus itauba Taub. et de Mezilaurus navalium Taub. Ces espèces proviennent des forêts tropicales d’Amérique du Sud : Brésil, Guyane française et Suriname. La principale aire de provenance pour le marché belge est le Brésil où cette espèce est très courante.
Description
L’itauba est un arbre grand et lourd : entre 30 et 50 mètres. Son diamètre varie de 100 à 200 centimètres.
Couleur et figure
Le duramen est jaune beige à brun (foncé), un peu gras au toucher et plutôt terne. L’aubier est gris brun. Après le rabotage, des variations de couleur peuvent apparaître au sein d’une même planche, variant d’une teinte jaunâtre ou brunâtre à des taches noirâtres. Celles-ci évoluent toutefois rapidement vers une teinte brune assez homogène sous l’influence de la lumière. Lorsqu’il est utilisé à l’extérieur, l’itauba continuera, suite à l’effet des rayons UV et de la pluie, à évoluer vers la teinte et patine grisâtre égale qui lui est propre. Son fil est droit, son grain fin et très serré.
Durabilité
Le duramen de l’itauba est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le taux d’humidité pour les utilisations extérieures est de 30 % et plus (shipping dry). Le séchage artificiel doit être effectué avec précaution. Lors du séchage à l’air pour les utilisations extérieures, l’itauba reste bien stable et a peu tendance à se fendre.
L’itauba présente une grande différence entre le retrait tangentiel et radial, ce qui entraîne un risque de déformation. Mais le bois présente une bonne stabilité une fois le taux d’humidité d’équilibre atteint.
Usinage
La présence de silice peut désaffûter les outils à l’état sec. Il est donc conseillé d’utiliser des outils renforcés.
Finition et fixation
La finition de surface ne pose pas de problèmes, mais un préforage avant fixation est conseillé.
Utilisations
| Itauba | |
| Masse volumique moyenne* | 850 kg/m³ |
| Retrait radial total | 4 % |
| Retrait tangentiel total | 10 % |
| Résistance à la flexion | 112-127 N/mm² |
| Module d’élasticité | 12 100-16 200 N/mm² |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 57-68 N/mm² |
| Résistance au cisaillement | 10,1 N/mm² |
| Dureté (Janka) – transversale | 5 400 N |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 5 800 N |
* à 15 % d’humidité du bois
Dimensions commerciales
| Rabotées net | |||||
| Épaisseur | 20/21/22/25/27/28 mm | 38 mm | 40/42 mm | 45 mm | 55 mm |
| Largeur | 140/145 mm | 48 mm | 70 mm | 55 mm | 55 mm |
| Longueur | 245 cm et plus | ||||
| Rabotées brut | |
| Épaisseur | 65 mm |
| Largeur | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 245 cm et plus |
| Épaisseur | 52 mm |
| Largeur fixe | 155/180 mm |
| Longueur | 245 cm et plus |
| Épaisseur | 52 mm |
| Largeur tombant de scie | 155 mm et plus |
| Longueur | 245 cm et plus |
| D’autres dimensions peuvent être obtenues sur commande. |
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Provenance
Wengé est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Millettia laurentii De Wild et provient d’Afrique centrale et occidentale : Congo, Gabon et Congo-Brazzaville. L’aire de croissance optimale se limite à l’ouest du Congo, à savoir la région située nord et nord-est du lac Mai Ndombe et l’équateur. Le wengé est une espèce héliophile qui croît dans les forêts marécageuses. Les vents alizés disséminent ses graines ailées, ce qui explique que cette espèce se retrouve dans des zones de quelques dizaines de kilomètres de largeur, parallèles à l’équateur.
Description
Le wengé atteint en moyenne 30 mètres de hauteur et 150 à 200 ans. Le tronc exempt de branches a une longueur d’environ 10 mètres, sans contrefort. L’écorce exsude un liquide rouge et visqueux lorsqu’elle est entaillée.
Couleur et figure
Le bois présente sur les faces transversale et radiale une figure uniforme finement striée, avec une alternance de stries très sombres et plus claires. Les stries foncées sont dues au tissu fibreux et les stries claires au parenchyme. Cette alternance fait apparaître une très belle figure flammée sur la face tangentielle.
Dans son aire de croissance optimale, le wengé a une teinte brun chocolat avec un reflet violet.
En dehors de cette zone, le wengé est plus noir, moins stable et plus difficile à usiner. Les troncs peuvent présenter des ‘mulots’, des insectes attaquent le bois vert et creusent dans les arbres sur pied des galeries de 5 mm de diamètre et de 1 à 2 cm de long. Ces attaques s’arrêtent complètement après l’abattage et n’influence en rien la durabilité et les propriétés mécaniques du bois. Mais les grumes présentant de telles piqûres ne sont utilisées que pour la fabrication de frises.
Durabilité
Le duramen est durable (classe de durabilité naturelle II).
Séchage et taux d’humidité
Le wengé arrive en Belgique ‘shipping dry’ (SD). Il est ensuite séché en fonction de l’utilisation prévue. Le séchage ne présente aucun risque de déformation s’il est effectué suffisamment longtemps et à basse température.
Usinage
Le wengé est facile à usiner, tant manuellement qu’à la machine. La poussière qui se dégage de l’usinage est irritante. Il est donc conseillé d’utiliser un bon système d’aspiration. Un préforage est également indiqué.
Finition
Le wengé contient des matières solubles dans l’eau qui peuvent former des auréoles sombres sur les surfaces humidifiées. Le bois deviendra plus clair sous l’influence de la lumière.
Pour la menuiserie extérieure, il est conseillé d’utiliser un bouche-pores avant la finition. Il est indiqué d’appliquer un produit de finition plus pigmenté pour augmenter la longévité.
Les aménagements intérieurs exigent l’application d’un vernis avec un filtre UV pour ralentir l’éclaircissement.
Utilisations
| Wengé | ||
| Masse volumique moyenne* | 850 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,5 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2,3 % | |
| Résistance à la flexion | 155 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 17 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 90 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 16,8 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 11 750 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 10 600 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Frises | |
| Épaisseur | 26 mm |
| Largeur | 80 mm |
| Longueurs fixes | 45/50/90/100/150 cm |
| Longueurs variables | De 35 à 55 cm, de 65 à 185 cm, augmentant par pas de 5 cm |
| Avivés et sciés brut | |
| Epaisseur | 26/34/40/52/65 mm |
| Largeur | 15 cm et plus, augmentant par pas de 1 cm (moyenne de 18 à 20 cm) |
| Longueur | 180 cm et plus, augmentant par pas de 5 cm (moyenne de 250 à 260 cm) |
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Provenance
Western red cedar est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Thuya plicata qui appartient à la famille des Cupressacées. On le trouve surtout entre le 39e et le 57e degré de latitude, avec pour principale aire de croissance, la province canadienne de Colombie britannique. Il se répand jusqu’en Alaska et, au sud, jusqu’en Californie. L’arbre pousse aussi à l’ouest des Cascade Mountains dans les forêts humides le long de la côte jusqu’aux Montagnes Rocheuses.
Les nombreuses forêts vierges dans cette région sont très variées grâce au climat favorable. Elles constituent donc une réserve écologique importante. Elles comprennent 40 % de western red cedar et 60 % de cigüe.
Description
Dans des conditions favorables, le western red cedar atteint facilement une hauteur de 70 mètres et un diamètre de 4 mètres à la hauteur de la poitrine. Lorsque les circonstances sont moins favorables, la hauteur moyenne est de 25 à 40 mètres et le diamètre de 1,5 à 2,5 mètres. Une caractéristique spécifique de cet arbre est la conicité du tronc. La longueur utile du tronc est d’environ 25 mètres.
Le western red cedar peut atteindre un âge très avancé. Les exemplaires les plus âgés présentent fréquemment d’importantes racines apparentes et un cœur mou.
Couleur et figure
Le western red cedar offre de riches variations de couleur : de brun jaune clair, en passant par le brun rose et le saumon, au brun chocolat. Le duramen est plus foncé que l’aubier presque blanc. La zone d’aubier ne dépasse pas 2 à 3 cm de large.
La figure peut présenter une alternance de stries claires et foncées. Les différentes de teinte s’atténuent sous l’influence de la lumière. Du fait de la différence de teinte entre le bois de printemps et le bois d’été, le bois débité sur quartier présente des stries prononcées, tandis que le bois débité sur dosse a une figure flammée.
Les cernes de croissance du western red cedar sont généralement fins et chaque mm comporte plusieurs cernes, mais le bois présente une structure grossière avec des cernes de croissance de 5 mm de large.
Durabilité
Le duramen est durable (classe de durabilité naturelle II).
Qualité
Le western red cedar est importé en diverses qualités :
Séchage
Le western red cedar sèche facilement, surtout pour les petites sections et présente peu de risques de déformations. Il est conseillé d’empiler du bois de 30 mm pendant deux mois à l’air libre avant de le sécher artificiellement. Pour éviter les risques de collapse et de fissures internes, il est indiqué d’empiler le bois plus longtemps et de le sécher ensuite naturellement.
Usinage
Le western red cedar est très facile à usiner, tant machinalement que manuellement. La poussière qui s’en dégage est parfois irritante. Il est donc conseillé d’utiliser un bon système d’aspiration.
Le bois de printemps est tendre. Il est possible d’éviter la compression de ce bois en utilisant des outils tranchants et en exerçant moins de pression, surtout pour le rabotage et le fraisage. Le non-respect de ces prescriptions peut donner au bois une surface cannelée irrégulière.
Le bois est en outre relativement friable sur les côtés. C’est pourquoi les lames et ciseaux (des machines) doivent être propres et ne pas présenter de morfil.
Fixation
Le western red cedar se fend facilement. Il est néanmoins facile à clouer. Les contenus cellulaires du bois peuvent réagir avec les métaux comme le fer et le laiton et provoquer de la corrosion et des stries peu esthétiques. Il est dès lors conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable.
Aux endroits où le métal se trouve en aval du western red cedar, là où de l’eau de pluie coule du bois sur le métal par exemple, il est déconseillé d’utiliser du zinc ou des produits galvanisés. Le cuivre désoxydé au phosphore (CuP ou SFCu suivant DIN 1778) de minimum 0,8 mm d’épaisseur convient également.
Finition et traitement
S’il a été correctement séché, le cèdre se laisse parfaitement traiter au moyen de peintures ou de lasures. La finition au moyen d’une peinture couvrante ou d’un produit transparent est également aisée. Il est ensuite conseillé de traiter le bois selon le procédé C1 pour éviter le bleuissement.
Il est également souvent utilisé en extérieur sans traitement de finition. Le bois prend alors un magnifique éclat satiné et grisonne pour présenter une teinte gris argenté. La mise en œuvre sur des façades nord peut provoquer la formation de taches ou le développement d’algues. Dans les zones où l’air est fort pollué, le bois prendra une teinte beaucoup plus foncée. Il est alors conseillé de le traiter avec un C2.
La surface du bois est tendre et vulnérable. Une couche de finition est donc indispensable pour la menuiserie extérieure comme les châssis.
Utilisations
| Western Red Cedar | ||
| Masse volumique moyenne* | 370 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,5 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,7 % | |
| Résistance à la flexion | 54 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 8 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 34 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 5,6 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 3 040 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 1 470 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 45 mm | 52 mm | 65 mm | 105 mm | 155 mm |
| Largeur | 105/155/205/255/305 mm | 90 mm | 155/205/255/305 mm | ||
| Exceptionnellement, des dimensions encore plus importantes, comme du 305 x 305 mm et plus, sont disponibles. | |||||
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Provenance
Padouk d’Afrique est la dénomination commerciale de l’espère botanique Pterocarpus soyauxii Taub. qui provient d’Afrique centrale et occidentale. Cet arbre héliophile solitaire croît dans la forêt tropicale humide sempervirente. Le vent disperse ses semences ailées. La régénération se fait naturellement et facilement. L’aire de croissance optimale se situe au Gabon et au Cameroun.
Description
Les arbres atteignent près de 50 mètres de hauteur et sont exempts de branches jusqu’à 30 mètres. L’écorce exsude des contenus rougeâtres. La cime a de nombreuses ramifications. Des contreforts très étroits (5 à 7 cm), allant jusqu’à 6 m de haut, sont typiques du padouk.
Couleur et figure
Le duramen est rouge corail à brun violacé. Il est parfois utilisé comme colorant, notamment dans l’industrie textile. Sans finition, il se décolore rapidement sous l’effet de la lumière et devient alors brun. L’aubier a une teinte crème.
La teinte du duramen varie en fonction de la localisation. Dans la zone de croissance optimale, la teinte est rouge corail avec des stries noires (Gabon) ou rouge homogène (Cameroun). A la limite de l’aire de croissance (Congo, Congo-Brazzaville), le duramen présente parfois des taches blanches peu esthétiques, mais qui n’ont aucun effet sur la durabilité ou les propriétés mécaniques du bois.
Le grain est moyen. Le bois présente parfois un contrefil. Mais il montre généralement une structure assez uniforme.
Durabilité
Le duramen du padouk d’Afrique est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Les lots sont importés shipping dry. Le séchage doit être effectué avec précaution pour éviter les fentes, mais il présente peu de risques de déformation.
Usinage
Le padouk d’Afrique s’usine très aisément, tant machinalement que manuellement. Lors d’un rabotage d’un bois à contrefil, la formation d’éclats peut être évitée en choisissant un angle de coupe de 20°. Les grandes dimensions surtout sont fissiles. La poussière du padouk est irritante. Il est donc conseillé d’utiliser un bon système d’aspiration. Un préforage est également indiqué.
Finition
Le durcissement des produits de finition à base de résines alkydes peut localement poser des problèmes avec cette espèce. Un dégraissage préalable à l’alcool ou au thinner donne généralement de bons résultats. Ces problèmes peuvent être évités en utilisant des produits à base d’eau (acryliques).
La décoloration étant rapide sous l’effet de la lumière, la finition doit être appliquée au plus tôt. Elle ne pose pas de problème. L’absorption des produits de finition est généralement très bonne.
Utilisations
| Padouk d’Afrique | ||
| Masse volumique moyenne* | 750 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,3 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,5 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Résistance à la flexion | 121 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 13 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 63 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 12,2 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | p.a. | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 6 860 N | |
* à 15 % d’humidité du bois
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80/105/130/155/180/205 mm | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus (à partir de 60 cm pour des largeurs de 80 et 105 mm) | |
| Le padouk d’Afrique d’une épaisseur de 40, 52, 65 of 80 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm(avec un pourcentage de 10 à 14 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus. | ||
| Le padouk d’Afrique est parfois disponible en poutres de 155 x 155, 180 x 180 et 205 x 205 mm. | ||
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Provenance
Tasmanian oak regroupe trois espèces botaniques : l’Eucalyptus delegatensis R.T. Bak., l’Eucalyptus obliqua L’Herit. Et l’Eucalyptus regnans F.v.M. Les principales aires de croissance du tasmanian oak se situent dans l’état de Victoria dans le sud-est de l’Australie et en Tasmanie. Le tasmanian oak y forme des peuplements homogènes, plutôt ouverts, qui font l’objet d’une gestion attentive. La Belgique importe le Tasmanian oak exclusivement de Tasmanie.
Description
Le tasmanian oak mesure en moyenne 60 à 100 mètres de hauteur, avec un diamètre allant jusqu’à 2 mètres. Le tronc est droit et exempt de branches.
Couleur et figure
Le duramen est brun clair, parfois rosâtre. L’aubier a une teinte un peu plus claire, mais est presque indistinct du duramen. Le bois présente parfois du contrefil ou un fil enchevêtré. Le grain est grossier. Les sciages sur quartier montrent de larges stries (sans maillure). Le sciage sur dosse fait apparaître une belle flamme, comparable à celle du frêne en ce qui concerne les planches claires, et à celle du chêne pour les planches de teinte plus sombre.
Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
En Belgique, le tasmanian oak scié ou raboté et profilé est importé à un taux d’humidité d’environ 12 %. En fonction de l’utilisation, un séchage complémentaire peut être effectué (jusqu’à 8 à 10 % pour le parquet par exemple).
L’aubier est toléré pour les parties non visibles à condition de prévoir un traitement selon le procédé A1.
Usinage
Le bois du tasmanian oak s’usine facilement, tant manuellement qu’à la machine. Un préforage est conseillé pour éviter la fissuration.
Finition
La finition du tasmanian oak ne pose pas de problèmes : le bois se laisse facilement teinter, peindre, cirer et vernir.
Utilisations
| Tasmanian oak | ||
| Masse volumique moyenne* | 650 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,7 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,9 % | |
| Résistance à la flexion | 112 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 16 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 64 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 12,4 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 3 700 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 3 400 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Plancher (à rainures et languettes) | |
| Épaisseur x largeur | 12×45/13×85/14×65/19×60/19×65/19×85/19×108 mm (dimensions nettes) |
| Revêtements de murs et plafonds (à rainures et languettes) | |
| Epaisseur x largeur | 12×80/12×130 mm (dimensions nettes) |
| Bois scié | |
| Epaisseur | 16/20/26/40/52 mm |
| Largeur | 155 mm (parfois 180 mm et plus) (des largeurs fixes de 80/105/130 mm sont disponibles séparément) |
| Longueur | 185 cm et plus (parfois 90 cm et plus) |
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Provenance
Tatajuba est la dénomination commerciale des espèces botaniques Bagassa guianensis Aubl. et B. tililaefolia (Desv.) R. Ben qui appartiennent à la famille des Moracées. Le tatajuba importé en Belgique provient du Brésil, mais on en trouvé également au Suriname, en Guyane et en Guyane française.
Description
Le tatajuba mesure entre 27 et 30 mètres. Le tronc est droit et cylindrique et exempt de branches jusqu’à une hauteur d’environ 20 mètres. Le diamètre varie de 50 à 100 cm. L’écorce sécrète un latex doux et gluant lorsqu’elle est endommagée.
Couleur et figure
Le duramen a une belle teinte allant de jaune doré à brun devenant plus foncée lorsqu’il est exposé à l’air. L’aubier est blanc jaune et a une largeur de 3 à 4 centimètres. Le grain est moyen et le bois présente généralement un contrefil. La figure est légèrement rubanée sur quartier.
Durabilité
Le duramen du tatajuba est (très) durable (classe de durabilité naturelle I-II). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le tatajuba sèche lentement et a peu tendance à se déformer et à de fissurer. Des tensions internes peuvent parfois apparaître.
Usinage
Le tatajuba s’usine facilement. Vu la présence de contrefil, un angle d’attaque de 15-20° est conseillé. Un préforage est nécessaire.
Utilisations
| Tatajuba | ||
| Masse volumique moyenne* | 800 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,1 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2,2 % | |
| Résistance à la flexion | 141 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 17 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 79 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 13,3 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 9 530 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 7 700 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Bois raboté net | ||||
| Épaisseur | 21 mm | 25 mm | 27 mm | 28 mm |
| Largeur | 90/120/140/145 mm (AD et KD disponibles) |
140/145 mm (AD disponible) | ||
| Bois raboté brut | |
| Épaisseur | 65 mm |
| Largeur | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus |
| Chevrons | |
| Épaisseur x largeur | 105×105/155×155/180×180/205×205 mm |
| Longueur | 245 cm et plus |
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Provenance
Teck est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Teak Tectona grandis et appartient à la famille des Verbénacées. Le teck grandit dans les forêts de mousson d’Inde, du Laos, du Myanmar (anciennement la Birmanie) et du nord de la Thaïlande.
D’autres pays ont tenté d’introduire cette essence avec un succès mitigé. Java a ainsi introduit le teck avec succès au 10e siècle. La présence du teck a été renforcée au début du 19e siècle par la création de peuplements purs. Le teck est y commercialisé sous le nom de djati.
Au début du 20e siècle, on a également procédé à la plantation du teck en Afrique et en Amérique centrale et du Sud. Mais leur sol et leur climat sont moins favorables au bon développement de l’arbre.
Durabilité
Le duramen du teck en provenance des forêts naturelles du Myanmar et d’Indonésie est très durable (classe de durabilité naturelle I). Celui des plantations d’autres régions est moyennement durable, durable à très durable (classe de durabilité naturelle I-III).
Couleur
Après rabotage, des différences de teinte peuvent apparaître, allant de brun à orange, en passant par brun clair . Lorsqu’il est exposé à la lumière pendant environ 6 à 8 semaines, le teck prend une teinte brune homogène.
Séchage et taux d’humidité
Une fois séché à l’air, le teck ne réabsorbe plus l’humidité.
Usinage
Le teck s’usine très facilement. Le bois contient des matières calcaires. Il est donc conseillé d’utiliser les outils en acier renforcé. Le bois se prête très bien au sciage, au rabotage, au fraisage et au forage.
Finition
S’il n’est pas traité, le bois grisaille naturellement. L’application de lasures est possible à partir de toutes les marques courantes pour autant que le bois soit dégraissé au préalable. Une huile spéciale pour teck prévient la décoloration grisâtre et confère une certaine brillance au bois.
Fixation
Le clouage et le vissage sont aisés. Les clous et les vis ne rouillent pas dans le teck sous des circonstances normales.
Utilisations
| Teck | ||
| Masse volumique moyenne * | 630-680 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,6 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,6 % | |
| Résistance à la flexion | 100 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 10 700 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 58 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 13 N/mm² | |
| Dureté (Janka) | 4 450 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26/40/52/65/80/105 mm |
| Largeurs fixes | 105/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, parfois de 90 à 180 cm |
| Sciage également possible sur mesure. | |
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Le saviez-vous?
L’arbre qui donne sa voix aux violons… instrument évoquant la joie, le plaisir, l’harmonie. Pour ces raisons et pour son mariage avec l’érable, pouvant être perçu comme une mésalliance entre un résineux et un feuillu, il a longtemps été appelé par l’Église catholique ‘l’arbre du Diable’.
Provenance
Il est important de ne pas confondre l’épicéa et le sapin. Epicéa est la dénomination commerciale des espèces botaniques Picea abies ou Picea excelsa qui appartiennent à la famille des Pinacées. La Belgique commercialise tant des épicéas indigènes qu’importés de Suède, de Finlande, de Russie, de Pologne, de Tchéquie et des pays baltes.
L’épicéa n’est pas un sapin
Dans le français courant, l’épicéa est souvent confondu avec le sapin (Pinus sylvestris). Les systématiciens entretiennent cette ambiguïté en donnant à l’espèce le nom d’abies, c’est-à-dire le nom du genre auquel les sapins appartiennent. Cette ambiguïté est également issue de la dénomination « sapin blanc du Nord » donnée à l’épicéa qu’importent la Suède, la Finlande et la Russie. Dans le Jura, l’épicéa est encore appelé « faux sapin » et dans les Vosges, « gentil sapin ».
Qualité
Il est possible de classer l’épicéa selon la qualité de deux manières :
Le classement d’aspect est purement descriptif et ne mentionne rien sur l’utilisation du bois. Les sciages importés sont classés selon leur aspect. Les règles de classement varient en fonction de l’origine du bois.
Epicéa de Suède et de Finlande
Pour cette essence, la Belgique se réfère au « Bois nordiques : règles de classement pour les bois sciés de pin sylvestre et d’épicéa », également connu sous le nom de « Livre vert (doc) ». Il distingue six classes de qualité (de I à VI). Les « inassortis » regroupent les classes I, II, III et IV.
La Suède et la Finlande utilisent en outre la classe de qualité saw falling qui regroupe une partie d’inassortis, une partie de sciages de la classe V et un maximum de 20 % de sciages de la classe VI.
Epicéa de Russie
La Russie distingue cinq classes de qualité. Les inassortis regroupent les classes I, II et III. La quatrième classe correspond à la qualité saw falling des pays scandinaves et la cinquième classe à la sixième qualité.
Epicéa des pays baltes, de Pologne et de Tchéquie
Les pays baltes, la Pologne et la Tchéquie exportent la qualité saw falling qui se rapproche de celle des pays scandinaves.
L’Europe a également défini la qualité de l’épicéa grâce à la norme EN1611-1. Elle s’écarte considérablement du système scandinave qui cependant est bien ancré dans les mœurs.
La Belgique utilise les STS 04. Cette méthode établit un lien entre la proportion de nœuds en coupe transversale (le KAR, Knot Area Ratio) et les propriétés mécaniques du bois. Elle distingue quatre classes : S4, S6, S8 et S10.
A partir du 01/09/2009, la NBN EN 14081 est la référence pour la labellisation CE du bois de construction.
Couleur et figure
Le bois d’épicéa est très clair, blanchâtre à crème. Chez les épicéas de montagne, il est lustré et même parfois nacré. Le duramen et l’aubier sont indistincts. Les cernes sont apparents, circulaires et de largeurs homogènes. Des arcs rougeâtres trahissent parfois la présence de bois de compression.
Le grain est fin dans les bois du nord et de montagne et plus grossier dans les bois de plaine à croissance rapide. L’épicéa présente un fil très droit. Il comporte des canaux résinifères fins, mais visibles à l’œil nu.
Sur quartier, les petits rayons ligneux font apparaître une maillure claire discrète à peine visible.
Durabilité
L’épicéa est faiblement durable (classe de durabilité naturelle 4) et est sensible au bleuissement, à l’échauffure, à la pourriture et aux attaques d’insectes, particulièrement du capricorne. Le bois se laisse difficilement imprégner. L’eau pénètre donc moins vite dans la structure du bois, ce qui retarde les risques d’altérations fongiques.
Séchage et taux d’humidité
Le séchage est rapide et facile. Un séchage à une température supérieure à 70°C supprime le risque d’écoulement de résine. Il est conseillé d’empiler rapidement le bois en vue de permettre un ressuyage efficace et de limiter les risques de bleuissement et d’échauffure.
Usinage
L’usinage est aisé. Quelques arrachements peuvent toutefois se produire si le fil est incliné ou à proximité des nœuds. Au toupillage, la dureté des nœuds peut provoquer des éclatements. Le bois se laissera plus facilement usiner si les nœuds sont préalablement amollis par un étuvage.
Malgré la présence possible de surfaces chanvreuses, l’épicéa est facile à scier. Il convient également pour le placage tranché et déroulé.
Collage
L’épicéa est facile à coller.
Fixation
L’épicéa a tendance à se fendre lors du clouage et du vissage.
Il est conseillé d’utiliser des vis à partie filetée plus longue et de diamètre plus important.
Finition
La finition donne de bons résultats pour autant que le bois soit suffisamment sec (moins de 15 % d’humidité).
L’usage en extérieur réclame une imprégnation à cœur qui est très difficile à obtenir, même par traitement en autoclave sous vide ou pression.
Le bois de construction doit être traité au préalable selon le procédé de préservation A.2.1.
Utilisations
Les différentes qualités d’épicéas offrent de multiples utilisations :
| Épicéa | ||
| Masse volumique moyenne* | 450 kg/m³ (420 kg/m³ pour l’épicéa belge) | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,9 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2,9 % | |
| Résistance à la flexion | 71 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 10 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 45 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 6,5 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 2 650 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 1 570 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Frises | |
| Épaisseur | 19/22/25/32/38/50/63/75 mm |
| Largeur | 75/100/125/150/175/200/225 mm |
| Les sciages indigènes peuvent être obtenus dans des dimensions variables. | |
Originaire des forêts d’Afrique de l’Ouest, le bois Okan (Cylicodiscus gabunensis) se distingue par son duramen très durable — classe I — d’un beau jaune doré à brun cuivré, contrastant nettement avec son aubier rose clair. Dense et solide, il résiste aux attaques biologiques et convient particulièrement aux applications lourdes comme les ponts, traverses, sols industriels ou constructions en contact avec l’eau. Il nécessite un séchage lent et un préforage pour un usinage optimal, mais offre une finition aisée.
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Okan est la dénomination commerciale du Cylicodiscus gabunensis Hars et appartient à la famille des Légumineuses. Il provient des forêts tropicales d’Afrique occidentale. L’okan importé en Belgique est originaire du Gabon, du Cameroun, du Ghana et de la Côte d’Ivoire.
L’arbre atteint une hauteur de 40 à 60 mètres. Le tronc droit, cylindrique et exempt de branches, mesure quant à lui 20 à 30 mètres et son diamètre est compris entre 90 et 300 cm.
Le duramen de l’okan a une belle teinte jaunâtre à brun doré, légèrement vert olive. Elle devient brun rouge, avec parfois un reflet cuivré, sous l’effet de la lumière. L’aubier est rose clair et se différencie clairement du duramen. Le grain est moyen. L’arbre présente souvent un contrefil.
Le duramen de l’okan est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
L’okan a tendance à se fendre et à se fissurer. Le séchage doit donc être effectué très lentement. Il se déforme rarement. Il est conseillé de protéger les faces de bout pour éviter la formation de fentes aux extrémités.
L’okan a une densité élevée et un fil variable. Il se laisse néanmoins facilement usiner avec des outils appropriés et un angle d’attaque de 10°. Le bois se prête bien au tournage. Un préforage est vivement conseillé !
La finition de surface de l’okan ne pose pas de problèmes.
| Okan | |
| Masse volumique moyenne* | 950 kg/m³ |
| Résistance à la flexion | 133 N/mm² |
| Module d’élasticité | 17 000 N/mm² |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 82 N/mm² |
| Résistance au cisaillement | 20 N/mm² |
| Dureté (Janka) – transversale | p.a. |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 12 300 N |
* à 12 % d’humidité du bois
Toutes les dimensions sont disponibles sur commande. Voici quelques exemples :
| 27 x 155/180 mm |
| 34 x 155/180 mm |
| 41 x 155/180/205 mm |
| 54 x 155/180/205 mm |
| 65 x 90/155/180 mm |
| 130 x 130 mm |
| 155 x 155 mm |
| 180 x 180 mm |
| 205 x 205 mm |
En longueurs de 215 cm et plus.
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Ce texte distingue l’oregon pine et le douglas d’Europe uniquement si la distinction s’avère nécessaire. Si ce n’est pas le cas, le texte utilise la dénomination oregon pine.
Provenance
Oregon pine ou douglas d’Europe sont les dénominations commerciales de l’espèce botanique Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco. La Nomenclature des principaux bois utilisés en Belgique (NBN 199) distingue cependant l’oregon pine importé d’Amérique du Nord (NR. 416) et le douglas d’Europe (NR. 108). Il s’agit néanmoins de la même espèce botanique.
Oregon pine
L’aire de croissance de l’oregon pine se situe en Amérique du Nord :
Douglas d’Europe
Introduit autour des années 1830 en Grande-Bretagne d’abord puis en Allemagne comme arbre de parc. Mais on a pourtant retrouvé dans les grottes de Lascaux (France) des graines de douglas précédant la dernière ère glaciaire ce qui signifie que du douglas a eu une origine indigène. Ce n’est pourtant qu’au début du 20e siècle que les premiers peuplements ont été constitués. Mais le réel essor du douglas date d’après la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, trois quarts des ressources européennes de douglas poussent en France et en Allemagne. Mais son aire de croissance s’étend également en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Irlande.
Croissance
Dans son aire d’origine, ces arbres peuvent atteindre 1 000 ans et mesurer 80 à 95 mètres de hauteur avec un fût droit et dépourvu de branches sur une quarantaine de mètres. À ce jour, il semblerait que l’arbre le plus haut qui ait été coupé (vers 1895) était un douglas qui mesurait 127 mètres de hauteur.
En formations naturelles, l’oregon pine pousse en forêts de résineux mélangés. Il s’agit d’un véritable pionnier et ses semis repeuplent les superficies dégarnies. Il ne croît cependant pas dans l’ombre des autres arbres qui finissent pas l’évincer. La plupart des arbres ne parviennent donc pas à se régénérer naturellement. Cette espèce renaît principalement après les incendies de forêt.
Le bois des forêts primaire présente un fil plus fin et moins de nœuds que les arbres en sylviculture. Le douglas d’Europe possède une grande capacité d’adaptation et est la première essence de reboisement.
Couleur et figure
Le duramen est rose saumon à brun rougeâtre et vire au rouge sous l’influence de la lumière. L’aubier est blanc crème à jaune.
Une nette différence apparaît entre le bois de printemps et le bois d’été au sein des cernes de croissance. Elle se manifeste, sur les faces radiale et transversale, respectivement, par des stries et des anneaux. Sur la face tangentielle, ces différences font apparaître une belle figure flammée.
Le bois présente généralement un fil droit et un grain grossier, principalement chez les arbres de deuxième génération. Il montre une maillure très fine sur quartier. Les rayons du bois sont très petits, mais bien visibles.
L’oregon pine ou le douglas d’Europe contient peu de canaux résinifères, mais de nombreuses poches de résine. Le bois fraîchement scié dégage une odeur citronnée typique qui disparaît au séchage.
Densité
L’oregon pine est moyennement lourd. Il fait cependant partie des résineux les plus durs et présente une bonne résistance à la flexion. Contrairement à la plupart des autres résineux, l’augmentation de la largeur des cernes n’entraîne pas une réduction de la texture et de la robustesse du bois. Le bois en provenance des forêts de basse altitude de la zone côtière présente de très petits cernes (à peine 1 mm) et est cependant plus tendre (et moins coloré).
La densité du bois de plantation est comparable de celle de l’oregon pine de première génération.
Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III) et est sensible à l’attaque des termites. L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). Le bois résiste bien aux acides faibles (comme l’acide acétique) et aux matières alcalines.
Séchage et taux d’humidité
L’oregon pine se sèche facilement et le bois se déforme peu. Il est toutefois conseillé de laisser sécher le bois plus lentement que les autres résineux pour éviter les fentes. Un séchage à une température de l’air de 70°C permet d’éviter les exsudations de résines ultérieures. Les petites sections peuvent être séchées à l’air ou artificiellement.
Usinage
Plus les cernes sont fins, plus le bois se laisse usiner facilement. L’usinage se complique pour le bois avec des cernes de 5 mm et plus ou le bois contenant beaucoup de nœuds. Le bois d’été risque de se décoller du bois de printemps. Les techniques actuelles permettent cependant d’obtenir des surfaces bien lisses. Des portions plus résineuses du bois peuvent encrasser les outils.
Collage
L’oregon pine se colle aisément avec tous types de colles courantes. Cette espèce convient parfaitement pour le lamellé-collé.
Finition et traitement
L’oregon pine utilisé pour des menuiseries extérieures n’exige en principe aucun traitement de préservation, à condition que l’aubier ait été parfaitement éliminé. Un traitement selon le procédé C1 permet d’éviter le bleuissement.
Pour les charpentes, un traitement préventif de préservation selon le procédé A2.1. est nécessaire.
Il est conseillé de dégraisser les surfaces avant la finition. Le sablage ou le brossage offrent d’excellents résultats. Ces techniques font ressortir les zones de bois d’été et la figure flammée.
Fixation
Il est indiqué de préforer avant la fixation ou d’utiliser un pistolet, car le bois se fend facilement, surtout lors du clouage manuel. Le bois peut exercer un effet corrosif et décolorant sur certains métaux, surtout lorsque son humidité est supérieure à 18-20 %. Il est dès lors conseillé d’utiliser des matériaux de fixation en acier inoxydable.
Normes de qualité
En menuiserie
La qualité NR. 2 Clear & Better garantit la meilleure qualité de bois importé d’Amérique du Nord avec très peu d’aubier et de nœuds sains. C’est de cette qualité qu’est extraite la fameuse qualité « Couronne » destinée à la menuiserie fine et à l’ébénisterie.
En charpenterie
NBN EN 14081 est la référence pour le marquage CE du bois de construction .
La qualité Select & Merchantable garantit la qualité de l’oregon pine. On désigne la résistance visuelle par :
Utilisations
| Oregon pine/douglas d’Europe | ||
| Masse volumique moyenne* | 550 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,9 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 3,1 % | |
| Résistance à la flexion | 89 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 13 500 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 50 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 9,5 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 4 020 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 2 940 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Charpenterie | ||
| Épaisseur | 65 mm | 80 mm |
| Largeur | 155/180 mm | 205/230 mm |
| Menuiserie | ||
| Épaisseur | 26/32/52/65/80/105/130/155 mm | |
| Longueur | 245/305/365/425/490/550/610 cm (670/730/790/855/915/975/1035/1095/1160/1220 cm également disponibles, mais plus rares) |
Originaire du sud-est des États-Unis, le bois Southern Yellow Pine (Pinus spp.) se caractérise par un duramen brun-jaune clair aux reflets résineux, un aubier jaune blanchâtre et une veine flammée prononcée en coupe dosse. Structuré et esthétique, il offre une excellente maniabilité, un collage efficace et une finition aisée, tout en garantissant une grande résistance mécanique — idéal pour les escaliers, parquets, meubles ainsi que les encadrements de fenêtres, portes, volets ou échafaudages
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Southern yellow pine (Pinus spp.) est la dénomination collective des espèces botaniques suivantes des états de Louisiane et du Mississippi, au sud-est des Etats-Unis :
Le southern yellow pine provient de vastes forêts de production. Les plantations y sont importantes non seulement d’un point de vue économique, mais aussi écologique.
Au cours des premières années, la gestion forestière doit combattre activement les feuillus afin d’éviter que les jeunes pins ne soient évincés. Au cours des premières éclaircies (après environ 12 et 24 ans) et après la coupe finale, les espèces feuillues sont également coupées, de façon à développer dans les périodes intermédiaires un taillis constitué d’un grand nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes feuillus mélangés avec les pins de culture.
Le southern yellow pine atteint une hauteur moyenne de 30 mètres. Le tronc exempt de branches mesure de 10 à 18 mètres et a un diamètre de 40 à 80 mètres.
Le duramen est brun jaune clair et répand une odeur prononcée de résine et de térébenthine. L’aubier est jaune blanchâtre et représente une forte proportion du bois, même chez les arbres murs.
Le contraste entre le bois de printemps et le bois d’été est particulièrement bien visible. Les cernes de croissance sont bien distincts et clairement délimités. Le bois d’été est plus sombre que le bois de printemps. Le contraste est plus prononcé sur la face transversale.
Le bois présente un grain fin à moyen et un fil droit ainsi que des stries sur quartier et une figure flammée sur dosse.
A l’importation, le taux d’humidité du southern yellow pine varie autour des 17 %.
L’usinage du southern yellow pine est aisé, tant machinalement que manuellement. Il se prête aussi bien au tournage.
La résine peut encrasser les outils lors de l’usinage de pièces humides ou mal séchées. Il est donc conseillé de les nettoyer sans tarder.
Le bois se prête bien au collage. Il est toutefois conseillé de coller le bois immédiatement après l’usinage pour éviter les exsudations de résines.
La finition du southern yellow pine ne pose aucun problème. Il est indiqué de dégraisser préalablement les surfaces riches en résines au thinner.
Le clouage et le vissage ne posent aucun problème.
| Southern Yellow Pine | ||
| Masse volumique moyenne* | 540 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,9 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,5 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2,4 % | |
| Résistance à la flexion | 105 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 12 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 60 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 11,1 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 4 400 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 4 200 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 40 mm | 52 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 105/155/205/255/305 mm | 155/205/255/305 mm | ||
| Longueur | 245 à 610 cm | |||
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Provenance
Le mutenyé est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Guibourtia arnoldiana J. Léonard. qui appartient à la famille des Légumineuses. Il provient d’Afrique occidentale et centrale. La Belgique importe surtout le mutenyé du Congo-Brazzaville, et, dans une moindre mesure, de la République démocratique du Congo.
Description
Le tronc a une longueur utile de 9 à 18 mètres en moyenne et un diamètre de 40 à 90 cm.
Couleur et figure
Le duramen est brun jaune à brun foncé et naturellement lustré. Il présente des veines sombres qui lui donnent une belle figure flammée sur dosse et striée sur quartier. L’aubier est jaunâtre à grisâtre. Le fil est droit à contrefil léger, parfois enchevêtré. Le grain est fin à moyen. Des exsudations de gommes peuvent se produire.
Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le mutenyé doit sécher lentement et avec soin, en séchoir avant usinage.
Usinage
Le mutenyé est facile à usiner. En cas de contrefil ou de fil ondulé, il faut le travailler avec un angle de coupe réduit. Le mutenyé se prête bien au tournage et au tranchage.
Finition
La finition de la surface du bois est bonne. Le mutenyé avec une finition incolore prend une teinte patinée naturelle typique avec le temps.
Un préforage est conseillé pour la fixation.
Utilisations
| Mutenyé | ||
| Masse volumique moyenne* | 800 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,5 % |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,3 % |
| Résistance à la flexion | 147 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 16 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 74 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 19,3 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 12 020 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 10 250 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm |
| Largeurs fixes | 80*/105*/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus |
| Le mutenyé avec une épaisseur de 26 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus** et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | |
| Le mutenyé avec une épaisseur de 40, 52, 65 et 80 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15 cm et plus ** et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | |
* Les frises pour parquets sont importées avec une longueur de 60 à 170 cm
** avec 10 à 15 % admis de 10,5 à 13 cm
Le bois Meranti (Shorea spp.), originaire d’Asie du Sud-Est, présente un duramen brun-rouge à rose riche en nuances. Polyvalent, il s’emploie en menuiserie intérieure (portes, escaliers, moulures), en contre-plaqué (type Lauan/Indo Hardwood) et, selon les essences, en menuiserie extérieure (châssis, bardages).
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Le méranti est un nom commercial générique utilisé pour identifier les bois appartenant au genre Shorea issu de la famille des Dipterocarpacees. Il s’agit d’une très grande famille parmi laquelle le genre Shorea regroupe 196 espèces différentes !
Il existe 5 principaux groupes de méranti, principalement différenciés sur base de la couleur du duramen de l’espèce (notons que Lauan désigne en fait un méranti au sens large du terme dès lors qu’il est employé pour la fabrication de panneaux) :
Le premier groupe (dark red meranti) regroupe les espèces souvent les plus durables et dont les propriétés mécaniques moyennes sont meilleures.
A l’origine (il y a plus de 60 ans), l’espèce Shorea pauciflora était reconnue pour sa bonne durabilité naturelle (classe de durabilité naturelle 2) et ses excellentes propriétés mécaniques. Il s’agissait du méranti dit ‘Nemesu’ originaire des îles du sud-est de l’Asie, majoritairement de Malaisie (dans une moindre mesure des Philippines et d’Indonésie). Elle constituait l’essence phare des dark red meranti et abondait sur le marché européen. À la suite de la surexploitation de cette espèce (à ce jour, près de 75% des espèces de Shorea figurent sur la liste rouge – soit des espèces plus ou moins gravement menacées d’extinction – de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature), toutes sortes d’espèces du genre Shorea aux qualités et propriétés très variables sont utilisées et appelées sous le nom générique méranti. La classification en groupes évoqués plus haut n’a plus été respectée. Le marché s’est donc vu envahi d’espèces de classe de durabilité moindre, soit 3 voire 4 !! Leurs propriétés mécaniques étaient également très variables et souvent inférieures à celles de Shorea pauciflora.
Cette variabilité de propriétés au sein d’une même dénomination génère beaucoup de confusions. Par mesure de prudence, il est vivement conseillé de ne plus se fier aux dénominations des groupes mais de n’employer que des Shorea dont la masse volumique est supérieure à 550 kg/m³. De ce fait, vous augmentez la probabilité d’avoir un bois aux propriétés mécaniques meilleures. De manière générale, il n’y a pas de lien entre les propriétés mécaniques et la durabilité naturelle. Pourtant, dans le cas des Shorea, avec un bois ayant cette densité minimum, on peut s’attendre à une meilleure durabilité !
Malheureusement, les bois de quasi toutes les espèces du genre Shorea se ressemblent à l’œil nu. Aucun revendeur ou transformateur professionnel ne peut donc les identifier avec certitude. Une telle identification requiert une observation au microscope et, même dans ce cas, ce n’est pas chose aisée ! Il existe en Belgique quelques rares laboratoires spécialisés qui peuvent réaliser de telles expertises.
En raison de la variabilité des propriétés de l’espèce, il est conseillé premièrement de se baser sur la masse volumique minimale requise de 550 kg/m³, de prendre comme référence, par sécurité, les qualités (durabilité, propriétés mécaniques, …) associées les plus faibles ou de choisir un autre bois dont l’appartenance à une espèce ne fait aucun doute.
Meranti (dark red) est la dénomination commerciale d’une série d’espèces botaniques du genre Shorea, sections Rubella, Brachyptera, Pachycarpae, Multica et Ovalis, qui appartiennent toutes à la famille des Dipterocarpacées. Suivant les Malayan Grading Rules (édition 1984), le Meranti (dark red) reprend les espèces suivantes :
L’aire de croissance du meranti (dark red) se situe dans les forêts tropicales humides du sud-est asiatique. Les principales réserves se situent en Malaisie et en Indonésie.
L’arbre atteint une hauteur moyenne de 30 à 40 mètres, exceptionnellement 60 à 70 mètres. Le tronc exempt de branches est droit et cylindrique et atteint une hauteur de 10 à 30 ou même 42 mètres.
Le diamètre du tronc est de 70 à 180 cm, ou de 255 à 300 cm dans de rares cas. Après quarante ans, le meranti atteint parfois un diamètre de 48 à 80 ou même 105 cm. Au pied de l’arbre, les racines peuvent se développer jusqu’à une hauteur de 3 m, parfois même jusqu’à 5 m en fonction de l’espèce.
L’écorce grise ou brune est lisse en surface, fendue en V ou floconneuse, parfois écailleuse. Les arbres adultes ont une couronne semi-sphérique ou en forme de coupole. La feuille est simple et alternante.
Le meranti croît plus rapidement au soleil qu’à l’ombre. Mais il ne supporte pas une exposition de longue durée en plein soleil. Les semis préfèrent l’ensoleillement par zones intermittentes. Les mycorhizes sont essentielles pour une croissance optimale.
Le duramen est brun rouge à brun rosé. La teinte peut varier considérablement d’espèce en espèce, ou même au sein d’une même espèce. La teinte du bois à l’état vert se situe généralement entre le rouge rosé et le brun pourpre. Le bois fonce lors du séchage.
L’aubier est généralement rose grisâtre et se distingue clairement du duramen. Il a une largeur de 2 à 6 cm (4 à 5 cm chez les arbres adultes).
Les gommes peuvent provoquer des stries sombres sur le bois humide sur les faces longitudinales. Le bois contient aussi souvent des canaux résinifères de teinte claire qui causent de fines stries blanchâtres à distance irrégulière sur les faces transversales.
La structure du (dark) red meranti est généralement régulière, sans figure prononcée. Sur quartier, le bois présente parfois des stries et des flammes sur dosse.
Le duramen est peu durable, moyennement durable à durable (classe de durabilité naturelle II-IV). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Un tronc ou le bois vert est sensible aux attaques. Le meranti (dark red) montre aussi parfois des piqûres noires de maximum 1 mm et qui n’ont aucun effet sur la durabilité du bois ou ses propriétés mécaniques.
Pour la menuiserie extérieure, le bois doit avoir une masse volumique d’au moins 550 kg/m³ à 15 % d’humidité du bois. Le meranti avec une masse volumique plus faible convient pour de multiples aménagements intérieurs.
Le meranti sèche facilement.
Le meranti se prête bien au déroulage. L’Europe l’importe en contre-plaqué Indo Hardwood, qui contient aussi d’autres espèces. Il est d’excellente qualité, mais présente des variations de couleurs. Les producteurs locaux travaillent selon les British Standards (BS 6566, Part 8) qui distinguent trois types de déroulage sur la base du collage :
Le meranti s’usine facilement, tant machinalement que manuellement. Le sciage, le découpage, le rabotage, le tournage, le forage, le tournage, le clouage, le vissage et le collage ne posent aucun problème.
Le meranti ne se prête pas au cintrage.
La finition du meranti est bonne. Un traitement incolore préalable des menuiseries extérieures selon le procédé C1 est indispensable.
| Meranti | ||
| Masse volumique moyenne* | 550 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,6 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,9 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,2 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,8 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2 % | |
| Résistance à la flexion | 76 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 11 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 45 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 8,4 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 3 705 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 3 475 N | |
* entre 11 et 17 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 16 mm | 20 mm |
| Largeurs fixes | 80/105/130 mm | 80/105/130/155/180/205 mm |
| Épaisseur | 26/40/52/65 mm | 32/45/80 mm |
| Largeurs fixes | 80/105/130/155/180/205/230/280/305 mm | 105/130/155/180/205/230/280/305 mm |
| Épaisseur | 105 mm | 45 mm |
| Largeurs fixes | 130/155/180/205/230/280/305 mm | 105/130/155/180/205/230/280/305 mm |
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Provenance
Amarante ou purpleheart est la dénomination commerciale de Peltogyne spp., Peltogyne venosa (M. Vahl) Benth, Peltogyne confertiflora (Hayne) Benth, Peltogyne paniculata Benth., Peltogyne spp. qui appartiennent à la famille des Légumineuses et proviennent des forêts tropicales d’Amérique centrale et du Sud.
Description
L’arbre atteint une hauteur de 35 à 45 mètres. Le diamètre du tronc est assez réduit et varie entre 40 et 70 centimètres, mais peut atteindre, dans de rares cas, 100 cm. Le tronc droit, cylindrique et exempt de branches a une longueur de 5 à 20 mètres et présente des contreforts qui peuvent atteindre une hauteur de 3,5 m.
Couleur et figure
Le duramen frais de sciage a une teinte brunâtre, qui évolue bien vite vers un bleu mauve sous l’influence de la lumière. Il est possible de maintenir cette teinte avec une finition. Le bois sans finition évolue vers une teinte brunâtre à l’intérieur et gris argenté à l’extérieur. Le grain est moyen à fin. Le fil peut être droit, ondulé ou enchevêtré. Il arrive de rencontrer du contrefil.
Durabilité
Le duramen de l’amarante est moyennement durable à durable (classe de durabilité naturelle II-III). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
L’amarante sèche lentement avec peu de risques de déformations ou de fissures.
Usinage
L’amarante se prête bien à la tournerie et à la sculpture. Le bois droit de fil permet d’obtenir une surface bien lisse. Du fait de sa masse volumique élevée, il est nécessaire d’utiliser des outils de coupe appropriés.
Finition
La finition ne pose aucun problème. Une finition étanche à l’air appliquée immédiatement après l’usinage permet une conservation optimale de la teinte bleu mauve. Si la couleur s’atténue, elle peut être avivée au moyen d’un traitement à base d’acide (acide citrique).
Utilisations
| Amarante | ||
| Masse volumique moyenne* | 850 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 90 à 60 % h.r.** | 1,1 % |
| Retrait tangentiel | De 90 à 60 % h.r.** | 1,8 % |
| Résistance à la flexion | 142 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 16 880 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 77 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 17 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 12 450 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 11 400 N | |
* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 40 mm | 52 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80*/105/130/155/180/205 mm | 230/255 mm | 230/255 mm | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus | |||
| L’amarante pour planches de terrasses à raboter avec une épaisseur de 32 mm, une largeur de 15,5 cm et une longueur de 305 cm et plus (avec 15 à 20 % de 185 cm et plus) est également disponible. | ||||
| L’amarante d’une épaisseur de 40, 52 ou 65 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus (avec 10 à 15 % de 10 à 14 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||||
| L’amarante d’une épaisseur de 40 ou 52 mm est aussi disponible en largeurs tombant de scie de 20 cm et plus (avec 10 à 15 % de 10 à 22 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||||
L’amarante avec une largeur de 80 mm est disponible en longueurs de 60 cm et plus.
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Provenance
Le merbau (Intsia spp.) est le nom commercial pour le bois de deux espèces botanique d’Asie du Sud-est : Intsia bijuga et Intsia palembanica. La première provient des régions du littoral, derrière les forêts de mangrove. La deuxième provient plutôt de l’intérieur du pays.
Description
Les arbres du genre Intsia sont typiques de la forêt tropicale. Ils ne poussent cependant pas en peuplements fermés, mais sont toujours dispersés, en moyenne un arbre tous les 2 ha.
L’arbre atteint une hauteur maximale de 45 mètres dont environ la moitié est exempt de branches, ce qui donne une longueur utile de généralement 15 à 25 mètres. Le tronc n’est pas droit et cylindrique et présente fréquemment des déviations de croissance. Ces arbres ont souvent des contreforts qui vont généralement jusqu’à 2 mètres de hauteur, mais peuvent se développer sur une longueur de 7 m.
Couleur et figure
Le duramen est de teinte brun jaune, brun orangé, brun rouge ou brun grisâtre, avec d’importantes variations de teinte. S’il est exposé à l’air, le bois va foncer.
L’aubier est jaune pâle. Chez les arbres plus vieux, l’aubier est de seulement 2 à 8 cm de largeur. Les arbres jeunes présentent un aubier beaucoup plus épais, qui peut atteindre près d’un tiers du diamètre du tronc. Il n’est pas souhaitable, économiquement parlant, d’abattre des arbres dont le diamètre est inférieur à 60 cm.
Le merbau a une structure homogène, un grain assez grossier mais régulier et n’a pas de figure très marquée. Selon le débit, le bois peut être flammé ou vaguement strié suite aux nuances de teinte des tissus. Le fil du bois est droit, avec parfois un léger contrefil ou il fil irrégulier.
Le bois est gras au toucher et présente en surface de fines stries jaunes caractéristiques dues aux contenus cellulaires des vaisseaux.
Durabilité
Le duramen est durable à très durable (classe de durabilité naturelle I-II).
Séchage et taux d’humidité
Le merbau sèche très lentement, tant à l’air qu’en séchoir, mais avec peu de risques de fentes ou de déformations. Le merbau présente un léger retrait lors du séchage, mais une fois sec, il a une bonne stabilité.
Usinage
Le merbau est facile à usiner avec les machines modernes (plus difficile à la main). Il présente une structure dense et homogène qui convient parfaitement aux travaux de précision. Il se fraise très bien jusqu’au dixième de millimètre près. Il est conseillé de prendre un angle d’attaque de 20° pour éviter les écaillures. Le collage ne pose aucun problème particulier.
Finition
Fixation
En cas de clouage ou de vissage, il est conseillé de préforer le bois pour éviter les fentes.
Coulures
Le merbau contient des matières colorantes solubles dans l’eau. Il est important d’offrir au bois une bonne finition pour les utilisations extérieures afin d’éviter que les contenus cellulaires ne se libèrent et que le bois ne « coule ». C’est pour cette raison qu’en Malaisie, le merbau est parfois appelé le « bois du diable ».
Comment éviter les coulures ?
Utilisations
| Merbau | ||
| Masse volumique moyenne* | 700-900 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,4 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,2 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,3 % | |
| Résistance à la flexion | 115 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 15 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 53 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 12,4 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 6 590 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 6 700 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 22/32/38/50 mm | 25 mm | 44 mm |
| Largeur | 150/200/250/300 mm | 150/200/225/250/300 mm | 125/150/225/250/300 mm |
| Épaisseur | 63 mm | 75 mm | 100 mm |
| Largeur | 75/90/100/125/150 mm | 100/125/150/200/250/300 mm | 125/150 mm |
| Longueur | De 245 à 610 cm (augmentant par 30 cm) |
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Provenance
Moabi est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Baillonella toxisperma Pierre qui appartient à la famille des Sapotacées. Il provient d’Afrique centrale et occidentale ; du Congo, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Cameroun et de la Guinée.
Description
Le moabi atteint une hauteur moyenne de 30 à 50 mètres et le tronc exempt de branches mesure 25 à 30 mètres de hauteur. Le tronc est généralement droit et cylindrique, avec un diamètre de 60 à 150 cm (dans de rares cas, même 3 mètres). L’écorce de 4 à 5 cm est de teinte brun foncé et a tendance à se détacher. Elle présente de profondes cannelures.
Couleur et figure
Le duramen est rose brunâtre à rouge brun foncé. L’aubier est gris rose et a 4 à 6 cm de largeur. Le moabi a un grain fin. Le fil est parfois ondulé et la structure est généralement homogène. La figure est parfois légèrement striée ou moirée.
Durabilité
Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le moabi sèche très lentement, mais avec peu de perte de qualité. Une fois sec, le bois est stable.
Usinage
Le moabi contient de la silice qui a un effet désaffûtant sur les outils. Un préforage est conseillé. L’usinage produit des poussières irritantes, d’où la nécessité d’un bon système d’aspiration.
Finition
La finition du moabi est bonne, tant avec des systèmes à base de solvants qu’avec des systèmes en phase aqueuse.
Utilisations
| Moabi | ||
| Masse volumique moyenne* | 850 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,1 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,9 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 3 % | |
| Résistance à la flexion | 165 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 15 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 69 N/mm² | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80*/105/130/155/180/205 mm | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus |
| Le moabi avec une épaisseur de 40, 52 et 65 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus** et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||
| Le moabi avec une épaisseur de 40 et 52 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 23 cm et plus** et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||
* Des planches de 80 mm de largeur sont importées avec une longueur de 60 cm et plus
** avec 10 à 15 % admis de 10 à 14 cm
*** avec 10 à 15 % admis de 10 à 22 cm
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Provenance
Le movingui est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Distemonanthus benthamianus Baill. qui appartient à la famille des Légumineuses. Il provient des régions tropicales d’Afrique occidentale, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Congo Brazzaville, du Nigeria et du Cameroun.
Description
Le tronc a une longueur utile de 15 à 20 mètres en moyenne et un diamètre de 60 à 120 cm.
Couleur et figure
Le duramen est jaune clair (jaune citron) à jaune brunâtre, avec parfois des veines brunâtres. L’aubier est jaune gris, parfois peu distinct. Le movingui présente fréquemment un fil irrégulier ou un contrefil léger. Le grain est moyen. Sur quartier, la figure est parfois rubanée.
Les vaisseaux contiennent souvent des extraits jaunâtres hydrosolubles qui peuvent provoquer des taches sur les éléments en contact avec le bois. Ces taches disparaîtront par simple lavage à l’eau.
Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le movingui sèche lentement avec peu de risques. Une fois sec, le movingui est stable.
Usinage
Le movingui contient de la silice qui a un effet désaffûtant sur les outils. Un préforage est conseillé. Pour éviter que les fibres se dressent, il est conseillé d’observer un angle de coupe de 20 °.
Finition
La finition du movingui est bonne et offre un vaste éventail de teintes. Un bouche-pores préalable est recommandé en cas de fil irrégulier. Lorsqu’il est utilisé en menuiserie extérieure, un traitement préalable incolore selon le procédé C1, suivi d’un C2, d’un CTOP ou d’une peinture est recommandé.
Un préforage est conseillé pour la fixation.
Utilisations
| Movingui | ||
| Masse volumique moyenne* | 700 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,6 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,7 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,9 % | |
| Résistance à la flexion | 103 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 12 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 55 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 12,8 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 5470 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80*/105*/130/155/180/205 mm | 90/105/130/155/180 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus |
| Le movingui avec une épaisseur de 26, 40, 52, 65 et 80 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus ** et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||
* Les frises pour parquets sont importées avec une longueur de 60 à 170 cm
** avec 10 à 15 % admis de 10 à 14 cm
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Provenance
Iroko ou kambala sont les dénominations commerciales pour deux espèces botaniques :
Description
L’iroko est un arbre héliophile qui présente en général une bonne régénération naturelle, surtout dans les clairières formées par le pâturage des éléphants, le long des routes d’exploitation ou aux endroits à faible couvert.
Couleur et figure
Le duramen est brun doré et fonce lorsqu’il est exposé à l’air jusqu’à obtenir une teinte brun foncé. Il se distingue nettement de l’aubier, d’un blanc jaunâtre. La structure du bois est assez régulière avec un grain moyennement fin. L’iroko présente un fil droit à contrefil et, exceptionnellement, un fil ondulé.
Le parenchyme autour des vaisseaux fait apparaître des traces distinctes, de teinte claire, surtout sur dosse, ce qui donne au bois une figure typique de teinte claire, rubanée ou en zigzag. Les cernes de croissance sont également bien visibles.
Durabilité
Le duramen est durable à très durable (classe de durabilité naturelle I-II). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). L’iroko résiste aussi très bien aux acides et aux bases.
Séchage et taux d’humidité
Après sciage, le bois est empilé dans le pays d’origine et est embarqué sans séchage préalable. Les lattes d’empilage laissent souvent des marques sombres. Le séchage – accéléré ou à l’air libre – est assez rapide. Il existe cependant des risques de fissures et de déformations, surtout pour le bois à contrefil.
Usinage
L’iroko se laisse bien travailler, tant manuellement que machinalement. Dans les fentes de cœur, des concrétions calcaires, de teinte blanche et de dimensions variées, peuvent avoir un effet désaffûtant sur les outils.
Pour le sciage à la scie circulaire, il est conseillé de choisir un angle d’attaque de 20° ou, dans le cas d’outils au tungstène, de 15°. Cet angle évite également l’arrachement des fibres en contrefil lors de l’usinage du bois à contrefil sur un établi.
Lors de l’usinage, il est conseillé de prévoir un système d’aspiration efficace, car la fine poussière et la sciure de l’iroko peuvent causer des réactions allergiques chez les personnes sensibles.
Finition
L’iroko est souvent utilisé sans finition pour des utilisations extérieures telles que bardages ou terrasses. Il grisonne alors quelque peu, ce qui lui donne un effet naturel.
L’iroko contient de la chlorophorine, un antioxydant soluble dans les solvants organiques. De ce fait, le séchage des systèmes de finition à base de solvants peut être ralenti ou empêché. Le nettoyage de la surface au thinner ou au white spirit permet d’y remédier.
Il est également recommandé d’éviter le contact avec le béton, car les contenus cellulaires en ralentissent le durcissement.
Le bois contient aussi des contenus cellulaires solubles dans l’eau. Ceux-ci peuvent causer des taches blanches lors du traitement au moyen de produits en phase aqueuse. Ces problèmes peuvent être évités en utilisant des systèmes de finition à base de résines synthétiques (peintures cellulosiques-vinyliques ou peintures polyuréthannes), qui sèchent par polymérisation. Pour une surface bien lisse, il est conseillé de traiter d’abord le bois avec un bouche-pores.
Fixation et collage
Le clouage et le vissage ne posent aucun problème. Le contact avec le fer provoque cependant de la corrosion. Il est donc conseillé d’utiliser des matériaux de fixation en acier inoxydable. L’iroko se laisse très bien coller avec tout type de colles courant.
Utilisations
| Iroko | ||
| Masse volumique moyenne* | 650 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,4 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,5 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,3 % | |
| Résistance à la flexion | 94 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 11 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 53 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 12,4 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 5 600 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 26 mm |
| Largeurs fixes | 80/105 mm | 130/155/180/205 mm |
| Longueur | 60 à 180 cm | 155 à 450 cm |
| Epaisseur | 65 mm/80 mm | |
| Largeurs fixes | 90/105/13/155/180 mm | |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm ou plus | |
| L’iroko avec une épaisseur de 40, 52, 65, 80 ou 105 mm est également disponible en largeurs tombant de scie* et avec une longueur de 185 cm et plus, en moyenne 275 cm ou plus | ||
| L’iroko est aussi disponible avec carrelets 52 x 52 mm**, 65 x 65 mm**, 80 x 80 mm**, 105 x 105 mm**, 120 x 120 mm***, 130 x 130 mm***, 155 x 155 mm***, 180 x 180 mm***, 205 x 205 mm***, 230 x 230 mm***, 255 x 255 mm***. | ||
| Les bois en plots peuvent être obtenus en épaisseurs et largeurs sur mesure. | ||
* de 15,5 cm/et plus
** longueur 60 cm et plus
*** longueur 60 cm et plus ou 245 cm et plus
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Provenance
Le jatoba est la dénomination commerciale pour les espèces botaniques Hymenaea spp., principalement Hymenaea courbaril L.Elles appartiennent à la famille des Légumineuses-Caesalpiniacées et proviennent des forêts tropicales de haute altitude d’Amérique du Sud et centrale. Le jatoba importé en Belgique provient principalement du Brésil.
Description
Le jatoba atteint une hauteur moyenne de 30 à 40 mètres. Le tronc exempt de branches a une hauteur de 18 à 24 mètres et un diamètre de 60 à 90 cm, exceptionnellement de 150 cm. Le pied du tronc est enflé.
Couleur et figure
Le duramen est rouge orangé à brun rouge et varie d’un brun rouge uniforme à une teinte rougeâtre qui fait penser à celle du noyer. L’aubier est blanc rosé. Le fil est droit avec parfois du contrefil. Le grain est moyen. La figure peut être veinée. Lorsqu’une finition bien lisse a été appliquée, le jatoba prend un beau poli.
Durabilité
Le duramen est durable (classe de durabilité naturelle II). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le jatoba sèche lentement, mais présente peu de risques de déformations.
Usinage
Le jatoba est facile à usiner et permet une finition bien lisse. En cas de contrefil, il faut adapter l’angle d’attaque. Un préforage est conseillé.
Finition
Le jatoba a des contenus cellulaires solubles dans l’eau, qui peuvent parfois causer des taches. Il se prête donc bien aux systèmes de finition à base de solvants, tandis qu’en cas d’utilisation de systèmes en phase aqueuse, un bouche-pores est nécessaire pour éviter l’écoulement des contenus cellulaires.
Utilisations
| Jatoba | ||
| Masse volumique moyenne* | 900 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,7 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,6 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,7% |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,8 % | |
| Résistance à la flexion | 134 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 15 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 66 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 17,2 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 11 200 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 10 400 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur | 26 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80/105/130/155/180/205 mm | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus* | 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus |
| Le jatoba avec une épaisseur de 40, 52 ou 65 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm (avec 10 à 15 % de 10 à 14 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||
| Le jatoba avec une épaisseur de 40 ou 52 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 23 cm (avec 10 à 15 % de 10 à 22 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | ||
* Le jatoba avec une largeur de 80 mm est disponible en longueur de 60 cm et plus.
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Provenance
Le koto est la dénomination commerciale pour les espèces botaniques Pterygota bequaertii De Wild. et Pterygota macrocarpa K. Schum. Il appartient à la famille des Sterculiacées et provient des forêts de la partie ouest de l’Afrique tropicale. Le koto importé en Belgique provient surtout de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Cameroun.
Description
Le koto atteint une hauteur moyenne de 25 à 40 mètres. Le tronc exempt de branches mesure de 15 à 20 mètres et est droit et cylindrique. Le tronc a un diamètre de 50 à 90 cm, et dans de rares cas, de 120 cm. Il présente des contreforts jusqu’à une grande hauteur.
Couleur et figure
Le duramen est blanc crème à blanc jaune et n’est pas distinct de l’aubier. La structure du bois est assez homogène et le bois est d’aspect satiné. Le fil est droit, avec parfois du contrefil. Le grain est moyen à grossier.
Des contenus cellulaires minéraux, de teinte blanche, brune ou noire, peuvent être présents ; ils apparaissent comme de fines stries irrégulières. Des piqûres noires sont parfois présentes.
Le koto étuvé prend une couleur brun clair typique et est nommé ‘anatolia’.
Durabilité
Le duramen et l’aubier ne sont pas durables (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le koto sèche relativement vite et présente peu de risque de mouvements ou de fissures. Le bois est sensible au bleuissement. Les sciages sont donc importés à un taux d’humidité de 10 à 14 % et sont ensuite séchés jusqu’à 8 à 10 %.
Usinage
Le koto est facile à usiner. Pour obtenir une belle surface bien lisse, un angle d’attaque de 20° et des outils de coupe tranchants sont nécessaires. Le bois se prête bien au tranchage et au déroulage.
Finition et traitement
La finition du koto est bonne. Le vissage et le clouage ne posent aucun problème.
Le koto est sensible à l’attaque du lyctus. Un traitement préventif selon le procédé A1 est donc fortement conseillé.
Utilisations
| Koto | ||
| Masse volumique moyenne* | +/- 580 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | p.a. |
| De 90 à 60 % h.r.** | p.a. | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | p.a. |
| De 90 à 60 % h.r.** | p.a. | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | moyen |
| De 90 à 60 % h.r.** | moyen | |
| Résistance à la flexion | p.a. | |
| Module d’élasticité | p.a. | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | p.a. | |
| Résistance au cisaillement | p.a. | |
| Dureté (Janka) – transversale | p.a. | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | p.a. | |
* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Le koto avec une épaisseur de 26, 40, 52, 65 ou 80 mm est disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus (avec 10 à 15 % de 10 cm et plus), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). |
| Le koto est également disponible avec une épaisseur de 26 mm et une largeur fixe de 10,5, 13 ou 15,5 cm. |
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Le saviez-vous?
Le nom mélèze vient d’un terme alpin qui signifie ‘arbre de la montagne’ où il est connu pour y jouer un rôle protecteur végétal contre les avalanches, chutes de pierres et érosion. L’arbre est apprécié par les montagnards car son feuillage, très léger, protégeait le bétail tout en permettant à la lumière d’arriver suffisamment au niveau du sol pour assurer une bonne croissance de l’herbe nécessaire aux animaux.
Provenance
Le genre Larix appartient à la famille des Pinacées et compte une dizaine d’espèces. Elles poussent uniquement dans l’hémisphère nord moitié nord : en Europe, en Asie (notamment en Russie orientale et en Sibérie) et en Amérique du Nord.
Mélèze d’Europe
Le mélèze d’Europe (Larix decidua Mill.) provient notamment des Alpes, de Pologne, des monts Sudètes en République tchèque et des monts Tatras en Slovaquie.
Outre le mélèze d’Europe, l’Europe connaît également le mélèze du Japon (Larix kaempferi (Lambert) Carr.). Il a été importé vers la seconde moitié du 19e siècle et semble mieux résister au cancer du mélèze ou au chancre (Trichoscyphella wilkommii (Hart.) Nannf.) que les espèces indigènes. Il a donc progressivement supplanté l’espèce européenne dans nos peuplements de basse altitude. Le mélèze du Japon est moins lourd et moins durable que le mélèze d’Europe, mais il est plus stable.
Les deux espèces sont capables de s’hybrider naturellement pour donner le mélèze hybride Larix x eurolepis Henry, au potentiel de croissance élevé et présentant également une bonne résistance au chancre.
Mélèze d’Asie
Mélèze d’Amérique du Nord
Description
Grâce à sa vitesse de croissance et sa fane de bonne décomposition, le mélèze peut jouer un rôle non négligeable dans l’enrichissement de nos pessières ou dans l’optique d’une biodiversification. Le développement, sous son couvert léger, d’une strate herbacée et arbustive est tout bénéfice pour le sol, la flore et la faune. Le mélèze peut également jouer un rôle protecteur pour une plantation ultérieure en sous-étage d’une essence à croissance plus lente.
Couleur et figure
Le passage du bois initial au bois final est brutal. Les cernes d’accroissement sont très marqués. Le bois final est nettement plus foncé et plus dense que le bois initial.
Le duramen est brun rougeâtre et fonce sous l’effet de la lumière et du vieillissement. Il est clairement distinct de l’aubier. L’aubier, très étroit chez les provenances de montagne, est de couleur blanc jaunâtre.
Le fil du bois est généralement droit. Le grain est fin à moyen, mais grossier dans les bois de plaine à climat tempéré. Le bois présente une belle figure flammée sur dosse.
Densité
Chez les résineux, la largeur du bois final est relativement constante quelle que soit la vitesse de croissance radiale. La stimulation de la croissance s’accompagne cependant d’une diminution globale de la densité du bois. Le mélèze est le plus dense de tous les résineux et est généralement classé dans les bois mi-lourds et mi-durs. Les forts accroissements obtenus en plaine produisent un bois moins dense et donc moins solide, tandis que la densité des bois de forêts naturelles en haute montagne est souvent supérieure à 750 kg/m³..
Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III) et est sensible à l’attaque des termites. L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
Le mélèze sèche facilement. Il doit être séché lentement à une température relativement élevée (75 °C) pour éliminer un maximum de résine. Sécher lentement pour éviter que des fissures apparaissent et que les nœuds se détachent. Le bois a une odeur de résine prononcée et persistante après le séchage.
Usinage
Le mélèze est facile à usiner tant à la main que machinalement. La résine peut parfois en encrasser les outils et provoquer un échauffement anormal.
Le bois présente une bonne résistance à la compression et se fend très régulièrement. Il est moyennement stable.
Le tronc du mélèze présente souvent des courbures à sa base. Celles-ci sont la cause de l’apparition d’une excentricité du cœur parfois très prononcée et de la formation de bois de compression responsable de tensions internes et de déformations anormales.
Ponçage, rabotage et collage
Le mélèze réagit bien au ponçage, mais la fibre du bois de printemps a tendance à se relever. Il faudra également faire attention aux nœuds qui sont relativement durs et qui sont parfois peu adhérents. Seules les surfaces fraîchement rabotées pourront être encollées, de préférence avec des colles alcalines.
Finition et traitement
La finition du mélèze bien séché ne pose aucun problème. Il suffit de dégraisser les parties riches en résine avant d’appliquer une peinture, un vernis, de la cire ou une lasure.
Le mélèze pour la menuiserie extérieure exige un traitement selon le procédé C1, suivi d’un C2, d’un CTOP ou d’une peinture couvrante.
Grâce à sa couleur, sa texture et sa durabilité, le mélèze peut aussi être utilisé sans finition. Le bois grisaille avec le temps et garde son effet naturel.
Le mélèze pour les structures portantes non exposées aux intempéries exige un traitement selon le procédé A2.1, les structures exposées nécessitent quant à elles un traitement selon le procédé A3 et les poteaux un traitement selon le procédé A4.1.
Fixation
Un préforage est conseillé avant la fixation, car le mélèze se fend facilement.
Utilisations
| Mélèze | Mélèze | Douglas | Epicéa | |
| Masse volumique moyenne* | 600 kg/m³ | 550 kg/m³ | 450 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 0,6 % | 0,8 % | 0,8 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,7 % | 1,2 % | 0,9 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 0,9 % | 1,3 % | 1,5 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,3 % | 1,9 % | 2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 1,5 % | 2,1 % | 2,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2 % | 3,1 % | 2,9 % | |
| Résistance à la flexion | 94 N/mm² | 85 N/mm² | 71 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 10 600 à 14 500 N/mm² | 11 000 à 13 200 N/mm² | 10 000 à 12 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 54 N/mm² | 55 N/mm² | 45 N/mm² | |
| Résistance à la traction (parallèle aux fibres) | 101 N/mm² | 94 N/mm² | 85 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 9,9 N/mm² | 8,6 N/mm² | 6,3 N/mm² | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur x largeur | 19 mm x 75/100/125/150/175/200/225 mm |
| 25 mm x 100/125/150/175/200/225 mm | |
| 32 mm x 100/125/150/175 mm | |
| 38 mm x 100/125/150/175/200 mm | |
| 50 mm x 100/125/175/200/225 mm | |
| 63 mm x 125/150/175/200/225 mm | |
| 75 mm x 150/200/225 mm | |
| 95 mm x 95 mm | |
| 98 mm x 98 mm | |
| Le mélèze indigène peut être obtenu sur commande dans un grand nombre de dimensions. | |
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Provenance
Le genre des érables (Acer) comprend près de soixante espèces, dispersées dans l’hémisphère nord. En Amérique du Nord, on retrouve 13 espèces et nombre de variétés. On distingue deux groupes:
Hard maple
Le hard maple (Acer saccharum Marsh. et Acer nigrum Michaux) constitue de loin le groupe le plus important et provient de la zone orientale de feuillus des Etats-Unis et du Canada. Il provient le plus souvent de la région des Grands Lacs, au nord de la Nouvelle-Angleterre et dans la vallée du Saint-Laurent.
Au printemps, l’érable à sucre (Acer saccharum) produit une sève sucrée utilisée pour la production de sirop et de sucre. On le retrouve également dans les parcs belges.
Soft maple
L’aire de provenance du soft maple (Acer saccharinum L. et Acer rubrum L.) est à peu près la même que celle des hard maples, mais on les retrouve également dans les régions plus méridionales. Les conditions de croissance sont optimales dans les plaines de l’Ohio.
Description
L’érable d’Amérique n’a que 14 à 22 mètres de haut, avec un diamètre de 40 à 90 cm. Si toutefois le site est très favorable, il peut atteindre 35 mètres de hauteur et un diamètre de 140 cm. En peuplements fermés, on trouve des arbres qui, à un âge avancé, ont un tronc bien droit et exempt de branches jusqu’à 20 m. L’implantation de la couronne est haute. L’écorce des jeunes arbres est grisâtre. Plus tard, elle devient plus épaisse (jusqu’à 18 mm) avec de profondes crevasses longitudinales.
Couleur et figure
L’érable d’Amérique a une belle teinte claire. La teinte peut fortement varier suivant le lieu de provenance, allant du crème à l’ocre clair avec de très jolis reflets. Le duramen est difficile distinguer de l’aubier.
La structure du bois est généralement régulière avec un grain fin. Le fil est parfois enchevêtré ce qui fournit un dessin fort décoratif. Les cernes de croissance sont clairement délimitées, ce qui donne de fines stries sur quartier. Le bois présente une figuration flammée sur dosse. Le duramen des arbres plus âgés est souvent brunâtre ou présente une veinure brun foncé.
Environ 5 % des troncs présentent des déviations de croissance. Celles-ci confèrent une figure particulière et surprenante au bois de placage. Magnifique pour les panneaux décoratifs, les armoires, les tables ou la marqueterie.
Érable ondé
L’érable avec un fil sinueux fortement irrégulier présente une figure spéciale sur la face tangentielle. On parle alors d’érable ondé. Cette figure est bien mise en valeur dans le placage déroulé.
Fiddle back maple
L’érable au fil régulièrement ondé a une figure moirée. Il est appelé fiddle back maple et est utilisé pour les dos des violons. La figure spéciale s’exprime de manière optimale sur quartier.
Bird’s eye maple (‘érable moucheté’)
Dans certains sites, un érable sur 100 environ présente une dérégulation de croissance causée par une attaque de champignons. La face tangentielle apparaît alors constellée de fines pointes sombres cerclées ou auréolées ressemblant à des yeux d’oiseaux, accentuées par une figure ondée ou flammée.
Durabilité
Le duramen (et l’aubier) n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). L’érable d’Amérique a très peu de contenus cellulaires et résiste donc parfaitement aux substances chimiques.
Usinage
L’usinage de l’érable d’Amérique est assez facile. Le sciage, le forage et le tournage ne posent pas de problèmes.
Rabotage, usinage, placage et ciselage
Le bois présente un fil droit. Le rabotage et le fraisage exigent des outils bien affûtés pour une surface bien lisse et plane, afin d’éviter les brûlures. Le rabotage du fiddle back maple doit se faire avec précaution, car le bois peut présenter des éclats en surface. Il est donc conseillé d’utiliser des machines de rabotage à vitesse de rotation élevée.
Pour un bon rabotage, l’angle de coupe devra se situer entre 15 et 30°. On obtient une surface bien lisse avec une vitesse d’avancement de 12 à 16 passages du couteau par pouce (1 pouce égale 25 mm).
L’érable d’Amérique présente parfois des nœuds durs et fixes ainsi que des stries et taches plus dures (mineral stains) qui peuvent avoir un effet désaffûtant et provoquer l’apparition de morfil sur les outils. Le bois se prête bien au cintrage, mais il se laisse difficilement fendre de façon bien droite.
Finition
La finition de l’érable d’Amérique ne pose aucun problème. Un bouche-pores est conseillé.
Laques et teintures
Le bois a un bon pouvoir absorbant. L’application de laques et de teintures est aisée. Avec des laques à base de polyester, le processus de séchage peut être plus lent.
Vernis
L’exposition à la lumière donne une teinte jaune clair au bois. Ce processus peut être ralenti grâce à l’application d’un vernis de qualité avec un filtre UV. Si l’on teint le bois en noir avant de le vernir, il ressemble fort à l’ébène.
Polissage
Vous pouvez polir le bois pour lui donner un aspect lisse et brillant.
Collage
L’érable se colle facilement avec des colles usuelles.
Fixation
La tenue des clous et des vis est assez bonne. Un préforage est cependant conseillé. Si son humidité est supérieure à 16-18 %, l’érable peut présenter des décolorations lorsqu’il est en contact avec le cuivre, le fer et le laiton. Dans un environnement humide, il est dès lors conseillé d’utiliser des moyens d’assemblage en acier inoxydable ou en aluminium.
Utilisations
| Erable d’Amérique | Hard maple | Soft maple | |
| Masse volumique moyenne* | 650 kg/m³ | 550 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 1 % | p.a. |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1 % | p.a. | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,6 % | p.a. |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,7 % | p.a. | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,6 % | p.a. |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2,7 % | p.a. | |
| Résistance à la flexion | 108 N/mm² | 61 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 13 000 N/mm² | 10 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 54 N/mm² | 36 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 16 N/mm² | 10,2 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 8 190 N | 5 080 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 6 460 N | 3 120 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Épaisseur x largeurs fixes | 26 mm x 80/105/130/155/180/205 mm |
| Épaisseur x largeurs tombant de scie | 20/26/32/40/52/65/80 mm x 105 mm et plus* |
| Longueur | 185 cm et plus (jusqu’à 490 cm) |
* plusieurs largeurs par paquet
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Provenance
Garapa ou grapia est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Apuleia leiocarpa. Il appartient à la famille des Caesalpinacées et provient des forêts du centre du Brésil.
Description
Le garapa se comporte en espèce pionnière et atteint en moyenne une hauteur de 25 à 35 mètres. Le tronc exempt de branches est cylindrique, a un diamètre de 60 à 90 cm et peut atteindre plus de 15 mètres de long. La couronne a une forme d’ombrelle. L’écorce, de teinte brun-gris, est lisse.
Couleur et figure
Le duramen est beige jaunâtre à brun jaunâtre et vire au brun clair après un certain temps. Il se distingue bien de l’aubier, blanc, dont l’épaisseur est de 5 à 11 cm. Le garapa présente un grain moyen et un fil droit ou contrefil. La figuration est légèrement rubanée et peut être un peu moirée.
Durabilité
La durabilité naturelle du garapa n’est pas scientifiquement déterminée. Mais sur base de l’expérience acquise en Belgique et au Brésil, on estime que la durabilité naturelle du garapa est comparable à celle du bangkirai.
Séchage et taux d’humidité
Le garapa sèche lentement avec peu de risques de déformation. Le bois destiné aux terrasses sèche en plein air (air-dried) ou en four (kiln-dried) avant l’importation.
Usinage
Le garapa contient de la silice et désaffûte les outils. Un préforage est donc conseillé.
Finition
La finition du garapa ne pose aucun problème.
Utilisations
| Garapa | |
| Masse volumique moyenne* | Entre 800 et 960 kg/m³ |
| Retrait radial total | 4,2 % |
| Retrait tangentiel total | 7,5 % |
| Mouvement | moyen |
| Résistance à la flexion | 125 N/mm² |
| Module d’élasticité | 14 000 N/mm² |
* à 12 % d’humidité du bois
Dimensions commerciales
| Planches de terrasse | |
| Épaisseur x largeur | 19/21 x 90 mm 21 x 120/145 mm 25/27/28 x 145 mm |
| Constructions extérieures | |
| Epaisseur x largeur | 155 x 155 mm 180 x 180 mm 205 x 205 mm |
| Longueur | 245 cm ou plus (par tranches de 30 cm) |
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Provenance
Ipé est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Tabebuia spp. qui appartient à la famille des Bignoniacées et provient des forêts tropicales d’Amérique du Sud et centrale. La Belgique importe principalement l’ipé du Brésil.
Description
L’ipé atteint une hauteur moyenne de 30 à 40 mètres. Le diamètre de son tronc varie de 60 à 90 cm. Le tronc exempt de branches est droit, cylindrique et mesurant entre 8 et 40 mètres de hauteur. Il présente parfois des contreforts.
Couleur et figure
Le duramen est brun, parfois légèrement brun jaune verdâtre et présente souvent des zones rubanées claires ou foncées. L’aubier est gris jaunâtre. La structure du bois est assez régulière, avec un grain fin et une figure non marquée. L’ipé présente un fil droit, parfois du contrefil.
Durabilité
Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
Séchage et taux d’humidité
L’ipé sèche lentement avec peu de risques de déformations.
Usinage
L’ipé permet d’obtenir une surface bien lisse. Si le bois présente un contrefil, il est préférable d’opter pour un angle d’attaque réduit lors du rabotage. L’usinage libère des poussières toxiques. Une bonne aspiration est donc conseillée ainsi que le préforage.
Finition
La finition de la surface du bois est bonne.
L’ipé contient du lapachol, un contenu cellulaire qui devient rouge (foncé) au contact de l’ammoniac ou de produits alcalins, ce qui donne sur les faces longitudinales de fines stries jaunes, parfois légèrement verdâtres.
Utilisations
| Ipé | ||
| Masse volumique moyenne* | 1 050 kg/m³ | |
| Retrait radial | De 60 à 30 % h.r.** | 1,3 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 0,8 % | |
| Retrait tangentiel | De 60 à 30 % h.r.** | 1,6 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 1,2 % | |
| Mouvement | De 60 à 30 % h.r.** | 2,9 % |
| De 90 à 60 % h.r.** | 2 % | |
| Résistance à la flexion | 178 N/mm² | |
| Module d’élasticité | 19 000 N/mm² | |
| Résistance à la compression (parallèle aux fibres) | 91 N/mm² | |
| Résistance au cisaillement | 14,4 N/mm² | |
| Dureté (Janka) – transversale | 14 400 N | |
| Dureté (Janka) – longitudinale | 16 700 N | |
* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air
Dimensions commerciales
| Epaisseur | 26 mm | 32 mm | 65 mm |
| Largeurs fixes | 80*/105/130/155/180/205 mm | 155/180 mm | 90/130/155/180/205 mm |
| Longueur | 185 cm et plus, en moyenne 250 cm et plus | 305 cm et plus (avec 15 à 20 % de 185 cm et plus) | 185 cm et plus, en moyenne 250 cm et plus |
| L’ipé avec une épaisseur de 40, 52 ou 65 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus**, et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | |||
| L’ipé avec une épaisseur de 40 ou 52 est également disponible en largeurs tombant de scie de 20 cm et plus***, et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus). | |||
| Exceptionnellement, l’ipé de 155 x 155 mm est aussi disponible, avec une longueur de 305 cm et plus (avec 15 à 20 % de 185 cm et plus). | |||
* en longueurs de 60 cm et plus
** avec 10 à 15 % de 10 à 14 cm admises
*** avec 10 à 15 % de 10 à 22 cm admises