Cumaru

  • bois de couleur variable : de brun jaune à brun rougeâtre avec de fines veines plus sombres ;
  • bonne résistance à l’usure et mouvement moyen ;
  • odeur désagréable à l’état vert ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours hors coeur et quasiment exempt de défauts, généralement SD.

Provenance.
Cumaru est la dénomination commerciale de l’espèce Dipteryx spp. et appartient à la famille des Légumineuses. Le cumaru disponible en Belgique est importé d’Amérique latine.

Description
L’arbre atteint une hauteur de 30 à 50 mètres. Le tronc droit exempt de branches peut mesurer jusqu’à 18 à 24 mètres et présente un diamètre qui peut atteindre 120 cm.

Couleur et figure
Le duramen est distinct de l’aubier : le duramen est brun jaune à brun rougeâtre avec de fines veines plus sombres et l’aubier est jaune clair. Le cumaru a une structure relativement homogène. Le fil est généralement droit mais le bois présente du contrefil assez marqué. Le grain est moyennement grossier.

Durabilité
Le duramen est durable (classe de durabilité naturelle I), l’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). Le cumaru s’utilise donc tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Séchage
Le cumaru nécessite une vitesse lente de séchage afin d’éviter les risques de déformations et de fissuration.

Usinage et finition
Le cumaruu présente du contrefil. Il s’agit d’un bois désaffûtant qui nécessite une denture stellitée au sciage.

Utilisations

  • tournerie ;
  • charpente lourde ;
  • manche d’outils ;
  • placage ;
  • construction navale ;
  • travaux hydrauliques ;
  • parquets lourds et industriels ;
  • …
Cumaru
Masse volumique moyenne * 1070 kg/m³
Retrait radial total 5.5%
Retrait tangentiel total 7.7 %
Point de saturation des fibres 22 %
Résistance à la flexion 170 N/mm²
Module d’élasticité 26 600 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 103 N/mm²
Résistance au cisaillement 11,5 N/mm²
Dureté (Janka) – longitudinale 15 760 N

* à 12 % d’humidité du bois

Dimensions commerciales

Largeurs fixes
19×140 / 21×145 mm en longueurs de 245 cm et plus
26×130/26×155/26×205 mm ainsi que 32/40/52/80 et 105 mm d’épaisseur dans les mêmes largueurs et en longueurs de 245 cm et plus
Largeurs tombant de scie
32×155 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 245 cm
40×155 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 245 cm et plus
52×155 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 245 cm et plus
Autres
80×155 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 245 cm et plus
105×105 mm avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 245 cm et plus

 

Propriétés, usages et caractéristiques du bois Tamarindo

Le bois Tamarindo (Dialium guianense) est une essence sud-américaine, notamment présente au Brésil, en Guyane, au Pérou, en Équateur et au Venezuela. Il se distingue par sa couleur rouge orange à rouge brique, avec des lignes sombres caractéristiques. Son duramen est très durable (classe de durabilité naturelle 1), ce qui le rend idéal pour des applications extérieures telles que le bardage, les terrasses, les ponts, ainsi que pour des structures lourdes comme les charpentes et les traverses de chemin de fer. Son usinage peut être difficile en raison de sa densité élevée, mais la finition ne pose généralement pas de problème.

  • Fabacée originaire d’Amérique latine.
  • Bois rouge orange à rouge brique. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est blanc jaune.
  • Bois très durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur.
  • On importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance

Amérique du Sud, principalement Brésil, Guyane, Perou, Equateur et Vénézuela.

Tamarindo est la dénomination commerciale pour Dalium guianense.

Description

Les Tamarindo atteignent une hauteur moyenne de 15 à 30 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen jusqu’à 180 cm. Ils présentent des contreforts. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 18 m!

Couleur et figure

Le bois est rouge orange à rouge brique avec, par endroit de fines lignes sombres. L’aubier est brun jaune, différencié du duramen.

Durabilité

Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle 1).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être lent car il existe d’importants risques de retrait sans pour autant faire l’objet de déformations.

Usinage

L’usinage est difficile en raison de sa densité élevée.

Finition

La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation

Si le Tamarindo est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Quelles sont les utilisations possibles avec le bois Tamarindo ?

  • charpente lourde
  • travaux hydrauliques
  • menuiserie extérieure
  • pont
  • poteau
  • parquet
  • bardage
  • traverse de chemin de fer ou de jardin
Tamarindo
Masse volumique moyenne* 960 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 110 N/mm²
Module d’élasticité 19 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) p.a.
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale p.a.
Dureté (Janka) – longitudinale p.a.

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Sols et parquets
Épaisseur généralement 26 mm
Largeurs fixes 80/105/130/155/180/205 mm
Longueur Sols : 185 cm et plus,
parquet : 60 cm et plus
Châssis
Épaisseur généralement 65 et 80 mm
Largeurs fixes 80/90/105/130/155/180 mm

 

  • Combretacée originaire d’Amérique latine;
  • Bois brun jaune. Le duramen se distingue de l’aubier;
  • Odeur épicée à l’état frais ou lors du travail du bois mais qui s’estompe légèrement dans le temps;
  • Bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur mais hors contact du sol;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud, principalement Brésil, Guyane, Caraïbes et Bolivie.

Tanimbuca est la dénomination commerciale pour les genres Buchenavia spp mais également Terminalia et plus précisément les espèces B. tetraphylla, B. capitata, B. huberi,… et T. amazonia, T. guyanensis, T. oblonga, ...

Description
Les Tanimbuca atteignent une hauteur moyenne de 20 à 50 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 60 à 80 cm. Ils présentent des contreforts pouvant atteindre 2.5m. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 12 m!

Couleur et figure
Le bois est brun jaune. L’aubier est plus clair et différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être lent car il existe d’importants risques de retrait, de fissures en surface et de déformations.

Usinage
L’usinage est moyennement facile.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Tanimbuca est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.  Un préforage est conseillé.

Utilisations

  • charpente lourde ;
  • construction navale;
  • menuiserie extérieure;
  • menuiserie intérieure;
  • parquet.
Tanimbuca
Masse volumique moyenne* 930 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 151 N/mm²
Module d’élasticité 22 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 77 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 9.6N
Dureté (Janka) – longitudinale 13 580N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 26 mm
Largeurs fixes 105/130/155/180/205 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30cm)

  • Lecythidaccée originaire d’Amérique latine ;
  • bois blanc à brun jaune. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est brun jaune;
  • le Tauari regroupe plusieurs espèces dont l’aspect et les propriétés peuvent varier de manière importante;
  • A l’état frais, le bois dégage une odeur désagréable qui disparait au séchage;
  • bois non durable, il convient pour l’intérieur;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud.

Tauari est la dénomination commerciale pour le genre Couratari spp qui regroupe les espèces C. multiflora, C. guianensis, C. oblongifolia, C. stellata, …

Description
Les Tauari atteignent une hauteur moyenne de 40 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 50 à 120 cm. Ils présentent des contreforts qui peuvent atteindre 10 m. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 15 à 25 m!

Couleur et figure
Le bois est blanc à brun jaune. L’aubier est brun jaune et différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen n’est pas durable (classe de durabilité naturelle 5).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être relativement rapide.

Usinage
L’usinage est aisé.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Tauari est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • charpente;
  • escalier d’intérieur;
  • menuiserie intérieure;
  • mobilier;
  • emballage, caisserie;
  • parquet;
  • bardage;
  • tournage.
Tauari
Masse volumique moyenne* 620 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 87 N/mm²
Module d’élasticité 19 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 48 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 2.7
Dureté (Janka) – longitudinale 4 200N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 26 /32 / 38 / 50 / 65 / 75 mm
Largeurs fixes 105/130/155/180/205 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30cm)

 

Propriétés, usages et caractéristiques du bois Uchi

Le Uchi est un bois originaire d’Amérique latine, présentant une couleur rouge foncé à rouge brun. Il est moyennement durable et convient principalement aux applications intérieures.

  • Humiriacée originaire d’Amérique latine ;
  • bois rouge foncé à rouge brun. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est brun clair rougeâtre;
  • Présence d’une zone de transition entre l’aubier et le duramen;
  • bois moyennement durable à faiblement durable, il convient pour l’intérieur;.
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance

Amérique du Sud.

Uchi est la dénomination commerciale pour Sacoglottis  et Vantanea dans lequel on retrouve les espèces S. guianensis, S. glabra et V. parviflora, V. compacta.

Description

Les Uchi atteignent une hauteur moyenne de 20 à 30 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 60 à 80 cm. Ils présentent des contreforts d’une hauteur de l’ordre de 2m. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 9 m.

Couleur et figure

Le bois est rouge foncé à rouge brun. L’aubier est brun clair rougeâtre et différencié du duramen.

Durabilité

Le duramen est moyennement durable à faiblement durable (en raison de la variabilité intraspécifique la classe de durabilité naturelle varie de 3 à 4).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être rapide.

Usinage

L’usinage est aisé.

Finition

La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation

Si le Uchi est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Quelles sont les utilisations possibles avec le bois Uchi ?

  • charpente lourde ;
  • escalier d’intérieur;
  • mobilier;
  • parquet;
  • tournage.
Uchi
Masse volumique moyenne* 960 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 177 N/mm²
Module d’élasticité 25 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 87 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 6.7N
Dureté (Janka) – longitudinale 9 850N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 65/105/155/205 mm
Largeurs fixes 155/205 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)

 

  • Moracée originaire d’Amérique latine ;
  • bois jaune à brun. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est jaune clair ;
  • le bois présente de fines lignes plus claires sur quartier liées à la présence de parenchyme en bande ;
  • bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud

Gariuba – Murure est la dénomination commerciale pour Clarisia racemosa.

Description
Les Gariuba – Murure atteignent une hauteur moyenne de 25 à 35 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 50 à 80 cm. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 15 à 18 m.

Couleur et figure
Le bois est jaune brun. L’aubier est jaune clair et différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être rapide.

Usinage
L’usinage est aisé.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Gariuba – Murure est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • charpente lourde
  • escalier d’intérieur
  • mobilier
  • menuiserie intérieure
  • menuiserie extérieure
  • parquet
Guariuba
Masse volumique moyenne* 690 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 105 N/mm²
Module d’élasticité 17 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 68 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 4.6 N
Dureté (Janka) – longitudinale 7 900 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

lame de terrasse 21 x 145 / 120 / 100 mm
lambourdes 45 x 70 / 40 x 60 mm
avivé brut (épaisseur) 20 / 26 / 32 / 40 / 52 / 65 mm
avivé brut (largeur) 105 / 130 / 155 / 180 / 205 / 230 mm
longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)

 

Propriétés, usages et caractéristiques du bois Piquia

Originaire d’Amazonie, le bois Piquia (Caryocar spp.) présente un duramen jaune pâle à gris-brun à grain grossier et fil entrelacé. Très durable (classe 2), il est prisé pour les ouvrages extérieurs lourds comme les ponts, quais, terrasses ou pilotis, ainsi que pour les charpentes marines nécessitant une haute résistance et robustesse.

  • Caryocaracée originaire d’Amérique latine.
  • Bois jaune clair à brun gris. Le duramen ne se distingue pas clairement de l’aubier qui est blanc crème.
  • Odeur de vinaigre à l’état frais mais qui s’estompe dans le temps.
  • Bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur mais hors contact du sol.
  • On importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance 

Amérique du Sud, principalement Costa-Rica, Guyane, Colombie.

Piquia est la dénomination commerciale pour Caryocar villosum.

Description

Les Piquia atteignent une hauteur moyenne de 36 à 45 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 150 à 200 cm. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 21 m!

Couleur et figure

Le bois est jaune clair à brun gris. L’aubier est blanc crème et n’est pas très différencié du duramen.

Durabilité

Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être moyennement rapide car il existe d’importants risques de déformations et de fentes en surface.

Usinage

L’usinage est aisé.

Finition

La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation


Si le Piquia est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Quelles sont les utilisations possibles avec le bois Piquia ?

  • charpente lourde
  • construction navale
  • menuiserie extérieure
  • menuiserie intérieure
  • ossature
  • parquet
Piquia
Masse volumique moyenne* 800 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 109 N/mm²
Module d’élasticité 17 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 64 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 5 N
Dureté (Janka) – longitudinale 5 000 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 20 / 40 / 45 / 70 / 80 / 105 / 155 / 205 mm
Largeurs fixes 60 / 70 / 155 / 180 / 205 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • Anacardiacée originaire d’Amérique latine ;
  • bois brun rosâtre à brun jaune à l’état frais devenant brun rouge à brun foncé, avec des veines brunes foncées dispersées. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est brun jaune;
  • bois très durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud, principalement du Brésil.

Muiracatiara – Gonçalo alves est la dénomination commerciale pour Astronium spp qui regroupe les espèces A. fraxinifolium, A. graveolens, A. balansae, A. urundeuva, ….

Description
Les Muiracatiara – Gonçalo alves atteignent une hauteur moyenne de 25 à 35 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 60 à 100 cm. Ils présentent des contreforts. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 14 à 18 m!

Couleur et figure
Le bois est brun rouge foncé avec des veines noires dispersées à l’état sec. L’aubier est brun jaune et différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle 1).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage est normal.

Usinage
L’usinage est aisé.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Muiracatiara – Gonçalo alves est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • charpente lourde ;
  • lambris;
  • menuiserie intérieure;
  • mobilier;
  • Menuiserie extérieure;
  • parquet;
  • bardage;
  • tournage.
Muiracatiara – Gonçalo alves
Masse volumique moyenne* 800 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 96 N/mm²
Module d’élasticité 16 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 76 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 6.1 N
Dureté (Janka) – longitudinale 8 870N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Lame de terrasse (épaisseur x largeur) 19×140 et 21 x 145 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • Vochysiacée originaire d’Amérique latine ;
  • Bois brun rosâtre à brun rouge. Le duramen se distingue moyennement de l’aubier qui est jaunâtre, parfois brun clair ;
  • odeur désagréable à l’état frais ;
  • bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur mais hors contact du sol ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud, principalement Brésil, Guyane.

Mandioqueira est la dénomination commerciale pour Qualea spp parmi lequel on retrouve les espèces Q. paraensis, Q. homosepala, Q. acuminata, ...

Description
Les Mandioqueira possèdent un tronc droit avec un diamètre moyen de 50 à 80 cm. Ils présentent des contreforts. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 13 à 20 m!

Couleur et figure
Le bois est rosâtre à brun rouge. L’aubier est brun jaune, parfois peu différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être moyennement rapide car il existe d’importants risques de retrait, sans pour autant faire l’objet de déformations.

Usinage
L’usinage est aisé.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Mandioqueira est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • charpente lourde
  • escalier d’intérieur
  • menuiserie intérieure
  • mobilier
  • ossature
  • parquet
  • lambris
  • tournage
Mandioqueira
Masse volumique moyenne* 760 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 82 N/mm²
Module d’élasticité 12 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 71 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 3.7
Dureté (Janka) – longitudinale 6 130N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Lame de terrasse (épaisseur x largeur) 21 x 145 et 25 x 145 mm
Lambourdes (épaisseur x largeur) 40 x 60 / 44 x 68 / 45 x 70 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • Lécythidacée originaire d’Amérique latine ;
  • bois brun clair à rouge sang à l’état frais et saumon à brunâtre une fois sec. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est jaune blanc ;
  • Présence de gomme en bande qui peut suppurer du bois ;
  • bois très durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur ;
  • Il est IMPORTANT de mentionner que le genre Lecythis comprend plusieurs espèces différentes appelées sous la dénomination générale Sapucaia mais qui peuvent présenter des durabilités variables dont certaines peuvent être de classe 3 ou 4! ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Amérique du Sud, principalement le Brésil.

Jarana ou Sapucaia est la dénomination commerciale pour Lecythis spp. et peut regrouper plusieurs espèces (L.lurida, L. prancei, …).

Description
Les Lecythis possèdent majoritairement un tronc qui est droit avec un diamètre moyen de 50 à 80 cm.

Couleur et figure
Le bois est brun clair à rouge sang. L’aubier est jaune blanc et différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle 1).  Pour rappel, il est IMPORTANT de mentionner que le genre Lecythis comprend plusieurs espèces différentes appelées sous la dénomination générale jarana / Sapucaia mais qui peuvent présenter des durabilités variables dont certaines peuvent être de classe 3 ou 4!

Séchage et taux d’humidité

Le séchage peut être rapide en comparaison avec la densité élevée du bois.  Des déformations ou des fissures peuvent quand même apparaître.

Usinage
L’usinage est relativement bon.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Jarana / Sapucaia est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • bois de jardin
  • construction navale
  • escalier
  • menuiserie extérieure
  • traverse
  • travaux hydrauliques
Jarana / Sapucaia
Masse volumique moyenne* 960 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 137 N/mm²
Module d’élasticité 20 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 71 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 8.4 N
Dureté (Janka) – longitudinale 11 890 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Lambourde (épaisseur x largeur) 40 x 60 / 44 x 68 / 45 x 70 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)

Propriétés, usages et caractéristiques du bois Cupiuba

Originaire de l’Amazonie (Brésil, Guyane, Surinam, Pérou, Venezuela), le bois Cupiuba (Goupia glabra) offre une teinte rouge brique à brun jaune, un duramen moyennement durable (classe 3) et un grain souvent entrelacé. Il convient à la fois à l’intérieur et à l’extérieur (hors contact direct avec le sol), notamment en charpente lourde, escaliers, menuiserie extérieure, mobilier, parquet, bardage et tournage. Son usinage est aisé, la finition ne pose pas de problème et un préforage est conseillé si les fixations sont métalliques pour éviter les fissures.

  • Goupiacée originaire d’Amérique latine ;
  • bois rougeâtre à brun jaune. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est brun jaune ;
  • odeur désagréable du beurre rance à l’état frais ou lors du travail du bois mais qui s’estompe légèrement dans le temps ;
  • bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur mais hors contact du sol ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance

Amérique du Sud, principalement Brésil, Guyane, Perou, Surinam et Vénézuela.

Cupiuba est la dénomination commerciale pour Goupia glabra.

Description

Les Cupiuba atteignent une hauteur moyenne de 40 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 50 à 120 cm. Ils présentent des contreforts. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 12 à 20 m!

Couleur et figure

Le bois est rouge brique à brun jaune. L’aubier est brun jaune et différencié du duramen.

Durabilité

Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être moyennement rapide car il existe d’importants risques de retrait sans pour autant faire l’objet de déformations.

Usinage

L’usinage est aisé.

Finition

La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation

Si le Cupiuba est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Quelles sont les utilisations possibles avec le bois Piquia ?

  • charpente lourde
  • escalier d’intérieur
  • menuiserie extérieure
  • mobilier
  • ossature
  • parquet
  • bardage
  • tournage
Cupiuba
Masse volumique moyenne* 840 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 110 N/mm²
Module d’élasticité 18 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 62 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 6.2 N
Dureté (Janka) – longitudinale 9 870 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 5 / 6 / 10 / 15 / 20 / 26 / 45 / 50 / 52 / 60 / 75 / 90 / 100 / 150 / 200 mm
Largeurs fixes 50 / 60 / 80 / 90 / 105 / 130 /155/180/205 mm
Longueur 50 / 100 / 150 / 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • Méliacée originaire d’Amérique latine.
  • Bois rougeâtre à brun orangé. Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est rosé à gris.
  • Odeur typique du cèdre (Cedrus), c’est l’odeur caractéristique des boîtes à cigares.
  • Présence de résine parfois en grande quantité.
  • Bois durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur.  Une grande quantité de Cedro disponible sur la marché provient de jeunes plantations et les bois issus de celles-ci possèdent souvent des propriétés inférieures aux bois provenant de forêts naturelles.
  • On importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Sud et centre de l’Amérique du Sud.

Cedro est la dénomination commerciale pour Cedrela spp. et peut regrouper plusieurs espèces (C.odorata, C. fissilis).

Description
Les Cedro atteignent une hauteur moyenne de 25 à 30 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 50 à 90 cm. Ils présentent des contreforts s’élevant jusqu’à 2 à 3m. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 10 à 20 m!

Couleur et figure
Le bois est rougeâtre à rouge brun clair. L’aubier est gris rosâtre et  différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est durable (classe de durabilité naturelle 2).

Séchage et taux d’humidité
Le séchage peut être rapide sans risque de fissures ou de déformations.

Usinage
L’usinage est aisé sauf en cas de forte présence de gomme.

Finition
La finition ne pose pas de problème particulier.

Fixation
Si le Cedro est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.

Utilisations

  • boîte à cigare
  • emballage, caisserie
  • instrument de musique
  • charpente
  • lambris
  • menuiserie intérieure
  • mobilier
  • menuiserie extérieure
  • moulure
  • tournage
  • parquet
  • bardage
Cedro
Masse volumique moyenne* 590 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 73 N/mm²
Module d’élasticité 11 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 45 N/mm²
Résistance au cisaillement 8 N/mm²
Dureté (Monnin) – transversale 2.7 N
Dureté (Janka) – longitudinale 2 050 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 26 mm
Largeurs fixes 80/105/130/155/180/205 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • Légumineuse originaire d’Amérique latine.
  • Bois jaune à l’état frais, orange brun à brun foncé à l’état sec.  Le duramen se distingue clairement de l’aubier qui est blanc grisâtre.
  • Odeur légèrement épicée.
  • Bois moyennement durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur mais non en contact avec le sol.
  • On importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Toute la zone tropicale sud et centrale de l’Amérique du Sud.

Angelim amargoso est la dénomination commerciale pour Vatairea spp. Ducke et peut regrouper plusieurs espèces (V. paraenensis, V. guianensis, V. lundellii, …).

Description
Les Angelim amargoso atteignent une hauteur moyenne de 15 à 30 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 30 à 160 cm. Ils présentent des contreforts s’élevant jusqu’à 5m. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 8 à 18 m!

Couleur et figure
Le bois fraichement scié possède une couleur jaune claire.  Il devient orange brun à brun foncé avec des teinte ponctuelle jaune verte à l’état sec. L’aubier est blanc grisâtre différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle 3).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage peut être moyen à rapide.

Usinage
L’usinage est relativement aisé.

Finition
La finition est facile. Dans le cas d’une finition aqueuse, des coulures brunes peuvent survenir. L’Angelim amargoso non traité grisaille sous l’effet des rayons UV mais l’application d’une finition évitera le grisaillement.

Fixation
Si l’Angelim amargoso est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation. Un préforage est nécessaire en raison de sa forte densité.

Utilisations

  • charpente lourde
  • escalier intérieur
  • lambris
  • menuiserie intérieure
  • mobilier
  • menuiserie extérieure
  • parquet
Angelim amargoso
Masse volumique moyenne* 750 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 110 N/mm²
Module d’élasticité 19 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 58 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 5.6 N
Dureté (Janka) – longitudinale 8 050 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Lame de terrasse (épaisseur x largeur) généralement 21 x 145 mm
Lambourde (épaisseur x largeur) 45 x 70 / 44 x 68 mm
Avivé (épaisseur x largeur) 26 x 105 / 26 x 130 / 26 x 155 mm
Longueur 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
  • bois originaire d’Amérique latine ;
  • bois brun rouge avec parfois des stries orangeâtres ;
  • odeur désagréable de beurre rance à l’état vert ou humide mais qui disparaît au séchage;
  • bois très durable, il convient pour l’intérieur et l’extérieur ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance
Toute la zone amazonienne de l’Amérique du Sud mais principalement le Brésil et la Guyane.

Angelim vermelho est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Dinizia excelsa Ducke.

Description
Les Angelim vermelho atteignent une hauteur moyenne de 65 mètres. Le tronc est droit avec un diamètre moyen de 110 à 180 cm. Ils présentent des contreforts importants et hauts. La grume exploitable, sans branche, peut atteindre 20 à 30 m!

Couleur et figure
Le bois fraichement scié possède une couleur jaune brune avec habituellement des stries d’une couleur orangée.  Suite à l’oxydation à la lumière (UV) le bois devient rouge brun.  L’aubier est rosâtre et parfois peu différencié du duramen.

Durabilité
Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle I).

Séchage et taux d’humidité

Le bois est le plus souvent utilisé humide, d’autant plus que les risques de déformation et de fissuration augmentent fortement avec la section des planches.  En cas de séchage indispensable, celui-ci doit être mené lentement.

Le bois est donc principalement utilisé pour des usage extérieur pour des raisons de difficultés de séchage.

Usinage
Malgré sa forte densité, le bois se machine bien mais l’espèce est assez désaffûtante.  Le rabotage peut mettre à jour un contrefil important mais malgré tout, la surface reste relativement lisse.

Finition
L’Angelim Vermelho non traité grisaille sous l’effet des rayons UV mais l’application d’une finition évitera le grisaillement bien qu’en général, en raison des usage auxquels le bois est destiné, cette application ne se fait pas.

Fixation
Si l’Angelim vermelho est en contact avec des métaux ferreux, il est conseillé d’utiliser des matériaux en acier inoxydable pour la fixation.  Un préforage est nécessaire en raison de sa forte densité.

Utilisations

  • charpente lourde ;
  • escalier ;
  • fond de véhicule ;
  • construction navale ;
  • parquet industriel ;
  • poteau ;
  • traverse ;
  • travaux hydrauliques ;
  • pont.
Angelim vermelho
Masse volumique moyenne* 1 070 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** p.a
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** p.a.
De 90 à 60 % h.r.** p.a.
Résistance à la flexion 160 N/mm²
Module d’élasticité 26 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 89 N/mm²
Résistance au cisaillement p.a.
Dureté (Monnin) – transversale 17.1N
Dureté (Janka) – longitudinale 13 500 N

* à 12 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur généralement 5 / 6 / 10 / 15 / 20 / 26 / 45 / 50 / 52 / 60 / 75 / 90 / 100 / 150 / 200 mm
Largeurs fixes 50 / 60 / 80 / 90 / 105 / 130 /155/180/205 mm
Longueur 50 / 100 / 150 / 185 cm et plus (par pas de 30 cm)
Oregon Pine / Douglas d’Europe
  • douglas d’Europe ou oregon pine importé d’Amérique du Nord ;
  • duramen rose saumon à brun rougeâtre, aubier blanc crème à jaune ;
  • fil droit, grain grossier et souvent flammé sur dosse ;
  • commercialisé sous forme de planches, de bastaings et de madriers ;
  • une des espèces les plus polyvalentes du marché belge ;
  • convient pour divers aménagements intérieurs : marches d’escalier, parquet, plancher, meubles, plafonds, bancs ;
  • convient également pour les structures portantes, les bardages, les balustrades, les débordements de toitures, le déroulage ;
  • convient aussi pour la menuiserie extérieure comme les portes et fenêtres.

Ce texte distingue l’oregon pine et le douglas d’Europe uniquement si la distinction s’avère nécessaire. Si ce n’est pas le cas, le texte utilise la dénomination oregon pine.

Provenance
Oregon pine ou douglas d’Europe sont les dénominations commerciales de l’espèce botanique Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco. La Nomenclature des principaux bois utilisés en Belgique (NBN 199) distingue cependant l’oregon pine importé d’Amérique du Nord (NR. 416) et le douglas d’Europe (NR. 108). Il s’agit néanmoins de la même espèce botanique.

Oregon pine
L’aire de croissance de l’oregon pine se situe en Amérique du Nord :

  • sur la côte ouest entre le 35e et le 55e parallèle, sur plus de 2 000 kilomètres ;
  • dans la plaine entre l’océan Pacifique et la chaîne des Cascades ;
  • dans l’île de Vancouver dans la province canadienne de Colombie-Britannique ;
  • dans les états américains de Washington et d’Oregon.

Douglas d’Europe
Introduit autour des années 1830 en Grande-Bretagne d’abord puis en Allemagne comme arbre de parc. Mais on a pourtant retrouvé dans les grottes de Lascaux (France) des graines de douglas précédant la dernière ère glaciaire ce qui signifie que du douglas a eu une origine indigène. Ce n’est pourtant qu’au début du 20e siècle que les premiers peuplements ont été constitués. Mais le réel essor du douglas date d’après la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, trois quarts des ressources européennes de douglas poussent en France et en Allemagne. Mais son aire de croissance s’étend également en Grande-Bretagne, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Irlande.

Croissance

Dans son aire d’origine, ces arbres peuvent atteindre 1 000 ans et mesurer 80 à 95 mètres de hauteur avec un fût droit et dépourvu de branches sur une quarantaine de mètres. À ce jour, il semblerait que l’arbre le plus haut qui ait été coupé (vers 1895) était un douglas qui mesurait 127 mètres de hauteur.

En formations naturelles, l’oregon pine pousse en forêts de résineux mélangés. Il s’agit d’un véritable pionnier et ses semis repeuplent les superficies dégarnies. Il ne croît cependant pas dans l’ombre des autres arbres qui finissent pas l’évincer. La plupart des arbres ne parviennent donc pas à se régénérer naturellement. Cette espèce renaît principalement après les incendies de forêt.
Le bois des forêts primaire présente un fil plus fin et moins de nœuds que les arbres en sylviculture. Le douglas d’Europe possède une grande capacité d’adaptation et est la première essence de reboisement.

Couleur et figure
Le duramen est rose saumon à brun rougeâtre et vire au rouge sous l’influence de la lumière. L’aubier est blanc crème à jaune.
Une nette différence apparaît entre le bois de printemps et le bois d’été au sein des cernes de croissance. Elle se manifeste, sur les faces radiale et transversale, respectivement, par des stries et des anneaux. Sur la face tangentielle, ces différences font apparaître une belle figure flammée.
Le bois présente généralement un fil droit et un grain grossier, principalement chez les arbres de deuxième génération. Il montre une maillure très fine sur quartier. Les rayons du bois sont très petits, mais bien visibles.
L’oregon pine ou le douglas d’Europe contient peu de canaux résinifères, mais de nombreuses poches de résine. Le bois fraîchement scié dégage une odeur citronnée typique qui disparaît au séchage.

Densité
L’oregon pine est moyennement lourd. Il fait cependant partie des résineux les plus durs et présente une bonne résistance à la flexion. Contrairement à la plupart des autres résineux, l’augmentation de la largeur des cernes n’entraîne pas une réduction de la texture et de la robustesse du bois. Le bois en provenance des forêts de basse altitude de la zone côtière présente de très petits cernes (à peine 1 mm) et est cependant plus tendre (et moins coloré).
La densité du bois de plantation est comparable de celle de l’oregon pine de première génération.

Durabilité
Le duramen est moyennement durable (classe de durabilité naturelle III) et est sensible à l’attaque des termites. L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). Le bois résiste bien aux acides faibles (comme l’acide acétique) et aux matières alcalines.

Séchage et taux d’humidité
L’oregon pine se sèche facilement et le bois se déforme peu. Il est toutefois conseillé de laisser sécher le bois plus lentement que les autres résineux pour éviter les fentes. Un séchage à une température de l’air de 70°C permet d’éviter les exsudations de résines ultérieures. Les petites sections peuvent être séchées à l’air ou artificiellement.

Usinage
Plus les cernes sont fins, plus le bois se laisse usiner facilement. L’usinage se complique pour le bois avec des cernes de 5 mm et plus ou le bois contenant beaucoup de nœuds. Le bois d’été risque de se décoller du bois de printemps. Les techniques actuelles permettent cependant d’obtenir des surfaces bien lisses. Des portions plus résineuses du bois peuvent encrasser les outils.

Collage
L’oregon pine se colle aisément avec tous types de colles courantes. Cette espèce convient parfaitement pour le lamellé-collé.

Finition et traitement
L’oregon pine utilisé pour des menuiseries extérieures n’exige en principe aucun traitement de préservation, à condition que l’aubier ait été parfaitement éliminé. Un traitement selon le procédé C1 permet d’éviter le bleuissement.
Pour les charpentes, un traitement préventif de préservation selon le procédé A2.1. est nécessaire.
Il est conseillé de dégraisser les surfaces avant la finition. Le sablage ou le brossage offrent d’excellents résultats. Ces techniques font ressortir les zones de bois d’été et la figure flammée.

Fixation
Il est indiqué de préforer avant la fixation ou d’utiliser un pistolet, car le bois se fend facilement, surtout lors du clouage manuel. Le bois peut exercer un effet corrosif et décolorant sur certains métaux, surtout lorsque son humidité est supérieure à 18-20 %. Il est dès lors conseillé d’utiliser des matériaux de fixation en acier inoxydable.

Normes de qualité

En menuiserie
La qualité NR. 2 Clear & Better garantit la meilleure qualité de bois importé d’Amérique du Nord avec très peu d’aubier et de nœuds sains. C’est de cette qualité qu’est extraite la fameuse qualité « Couronne » destinée à la menuiserie fine et à l’ébénisterie.

En charpenterie
NBN EN 14081 est la référence pour le marquage CE du bois de construction .
La qualité Select & Merchantable garantit la qualité de l’oregon pine. On désigne la résistance visuelle par :

  • SS (Special Structural) ou GS (General Structural) suivant la norme britannique BS 4978 ;
  • S4, S6, S8 ou S10 suivant la norme belge STS 04 (où S6 et S8 respectivement correspondent aux labels britanniques GS et SS).

Utilisations

  • structures portantes ;
  • menuiserie extérieure comme le bardage, les portes et fenêtres ;
  • parquet et plancher ;
  • parois ;
  • plafonds ;
  • balustrades ;
  • débordements de toitures ;
  • marches d’escalier ;
  • bancs ;
  • meubles (placage tranché et bois massif) ;
  • échelles ;
  • engins de gymnastique ;
  • fûts chimiques ;
  • outils ;
  • mâts de bateaux ;
  • fûts et cuves pour les marchandises en vrac.
Oregon pine/douglas d’Europe
Masse volumique moyenne* 550 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,8 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,2 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,3 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,9 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 2,1 %
De 90 à 60 % h.r.** 3,1 %
Résistance à la flexion 89 N/mm²
Module d’élasticité 13 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 50 N/mm²
Résistance au cisaillement 9,5 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 4 020 N
Dureté (Janka) – longitudinale 2 940 N

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Charpenterie
Épaisseur 65 mm 80 mm
Largeur 155/180 mm 205/230 mm
Menuiserie
Épaisseur 26/32/52/65/80/105/130/155 mm
Longueur 245/305/365/425/490/550/610 cm
(670/730/790/855/915/975/1035/1095/1160/1220 cm également disponibles, mais plus rares)
  • espèce feuillue la plus couramment utilisée;
  • aussi importé d’Amérique (du Nord principalement) ;
  • teinte brun clair à brun doré ou à brun rose ;
  • croît principalement dans les forêts feuillues caduques des régions tempérées ;
  • à ne pas confondre avec le Tasmanian oak, le Chilean oak, le « chêne du Brésil » ou le « chêne d’Asie » ;
  • une norme de qualité belge existe pour l’aspect visuel du chêne d’Europe.

Le saviez-vous?

La ramure du chêne a servi de toit au tribunal des rois. Cet arbre qui attire la foudre était censé inspirer aux juges l’équité dans les sentences.

Il y a plus de trois siècles, il fallait plus de 2 000 chênes “royaux”, c’est-à-dire de très belle qualité, pour ne réaliser qu’un seul bâteau.

Provenance.
Le chêne pousse dans l’hémisphère nord, entre le 45e et le 50e degré de latitude. En Europe, la zone de croissance se situe un peu plus haut du fait du climat marin, en Amérique, elle se situe un peu plus bas du fait du climat continental. Le chêne utilisé en Belgique provient essentiellement d’Europe et d’Amérique du Nord. Mais il y a de par le monde (Java, Indochine, Amérique centrale et du Sud…) des centaines d’autres espèces de chêne (Quercus spp.).
Le nom « chêne » peut seulement être utilisé pour les arbres appartenant au genre Quercus. Si l’on parle du chêne, sans plus, il s’agit du bois provenant du chêne d’Europe (Quercus petraea, le chêne rouvre, ou Quercus robur, le chêne pédonculé).

Couleur et figure
En Amérique, on distingue deux grands groupes : le chêne blanc et le chêne rouge d’Amérique. Le chêne d’Europe ressemble le plus au chêne blanc d’Amérique. Le duramen est du chêne blanc est brun clair à brun jaune. Le chêne rouge est brun clair à brun rose. Dans les deux cas, le duramen est clairement distinct de l’aubier, de teinte plus claire.
Sur la face radiale, les délimitations des cernes de croissance sont bien visibles. Sur dosse ou sur la face tangentielle, le chêne présente une figure flammée. Les vaisseaux sont groupés en anneaux clairement perceptibles à la loupe. Les dimensions des vaisseaux du bois initial sont dix fois plus importantes que celles des vaisseaux du bois final.
Sur la face radiale (bois débité sur quartier), les délimitations des cernes de croissance ont l’aspect de stries foncées. Dans le bois débité sur quartier, les rayons du bois se manifestent comme des maillures.

Différences
Le chêne rouge a des vaisseaux ouverts, des cernes de croissance plus larges et une figure moins fine que le chêne blanc. Les vaisseaux du chêne blanc sont obturés par des thylles. Le chêne rouge est moins durable que le chêne blanc, mais il se laisse mieux imprégner.
Le chêne a une révolution de 120 à 250 ans. En Europe, ce n’est qu’après 150 ans que le tronc présente un diamètre de ±60 cm. En Amérique, par contre, le tronc du « red oak » aura déjà un tel diamètre après moins de 80 ans.
Les Américains scient leurs grumes presque entièrement sur dosse, même s’il devient de plus en plus courant de les scier sur quartier ou faux-quartier. Après chaque trait de scie, les grumes sont tournées de 90°. Ils optent de plus en plus souvent pour des largeurs fixes au lieu des largeurs tombant de scie. Ils travaillent encore toujours avec les mesures anglaises. Les scieurs européens débitent généralement les grumes sur quartier. Ils tiennent davantage compte de l’utilisation. Les grandes dimensions sont de plus en plus difficiles à obtenir.

Durabilité
Le chêne rouge d’Amérique est peu durable (classe de durabilité naturelle IV). Le chêne blanc d’Amérique et le chêne d’Europe sont moyennement durables à durables (classe de durabilité naturelle II/III).

Normes de qualité
Il existe une norme belge pour le classement visuel selon l’aspect du chêne d’Europe : la NBN EN 975-1 : 2009. « Bois sciés – classement d’aspect des bois feuillus – partie 1 : Chêne et hêtre ».
Le chêne d’Amérique possède généralement sa propre norme de qualité. Le système américain est basé sur le système « cutting », ce qui signifie qu’un certain pourcentage de la surface du bois doit être exempt de défauts selon la norme de qualité. Dans le système européen, une limite maximale est imposée pour chaque défaut suivant la classe de qualité.
La spécification « premier choix » pour sciages ne répond à aucune prescription légale. Une indication de qualité repose en principe sur le nombre de défauts et leurs dimensions, pas sur le mode de sciage. La qualité dont vous avez besoin dépend bien entendu de l’utilisation.

Séchage et taux d’humidité
Si le chêne est porté en une fois de l’état mouillé à sec, il risque de présenter des déformations, des fissures ou du collapse. Dans le cas de collapse, le bois présente un retrait irrégulier, plus important au centre qu’aux bords de la pièce. Le retrait de l’état vert à 12 % est d’environ 2,2 % dans le sens radial et de 5,6 % dans le sens tangentiel.
Le séchage en deux étapes offre de bons résultats. Après le sciage, le bois est soumis à un premier triage de qualité. Le bois est ensuite séché à l’air libre pendant près de 6 mois, jusqu’à obtenir un taux d’humidité de 35-40 %. Il importe de veiller à ne pas mettre le bois en plein soleil et à le protéger contre le vent trop sec ou trop fort. Le bois est ensuite séché en séchoir jusqu’à obtenir le taux d’humidité requis.
Le chêne bien séché est relativement stable. Pour une humidité relative de l’air de 50 %, le bois a une humidité d’équilibre d’environ 11 %. A l’intérieur, l’humidité de l’air peut varier de 30 à 60 %. Le chêne indigène aura un retrait ou un gonflement d’environ 0,8 % (sens radial) et de 1,2 % (sens tangentiel).
Le chêne d’Amérique est souvent importé séché.

Usinage
Le chêne se laisse bien usiner tant machinalement que manuellement. Pour un beau travail, l’angle de coupe idéal des outils est de 20°. Lors du tournage du chêne à l’état sec, les outils se désaffûtent vite. Le chêne se laisse facilement cintrer à la vapeur chaude. C’est surtout le chêne d’Europe qui se prête bien au cintrage. Le bois peut alors présenter une épaisseur de maximum 60 mm.

Collage, finition et fixation
Le chêne se laisse facilement coller, teinter et peindre. Le chêne d’Amérique contient moins de tanins que la variante européenne. Seul le chêne d’Europe peut donc être fumé ou mordancé, ce qui lui donne une apparence ancienne.
Le chêne a tendance à se fissurer : un préforage est donc conseillé avant le vissage ou le clouage. Les tanins du chêne peuvent lui donner une décoloration bleu-noir aux endroits en contact avec les matériaux ferreux et une décoloration brun clair aux endroits en contact avec le cuivre ou le laiton. Il est dès lors conseillé d’utiliser des moyens d’assemblage en acier inoxydable.

Utilisations
Le chêne convient particulièrement bien au placage tranché et au parquet. Il convient également pour :

  • portes intérieures ;
  • meubles ;
  • aménagements intérieurs ;
  • plinthes et moulures ;
  • escaliers intérieurs ;
  • portes extérieures(*) ;
  • menuiseries extérieures(*) ;
  • bardages(*) ;
  • bois de construction (poutres, solives, chevrons) ;
  • constructions hydrauliques(*).

(*) Le chêne rouge d’Amérique ne convient pas pour ces utilisations.

Chêne européen ou américain
Masse volumique moyenne* 710 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,8 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,2 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,2 %
De 90 à 60 % h.r.** 2,1 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.**  2 %
De 90 à 60 % h.r.**  3,3 %
Résistance à la flexion 97 N/mm²
Module d’élasticité 12 500 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 50 N/mm²
Résistance au cisaillement 10 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 4 900N
Dureté (Janka) – longitudinale 6 049 N

*à 15% d’humidité du bois

Dimensions commerciales

Chêne d’Europe non raboté* Chêne d’Amérique non raboté*
Panneaux et moulures :
Épaisseur : 13/15/18/20 mm
Épaisseur :
26(4”/4”)/32(5”/4”)/40(6”/4”)/52(8”/4”)/65(10”/4”)/80(12”/4”) mm en largeurs tombant de scie de 155 mm et plus avec un pourcentage limité de 100 mm et plus.
Plots :
Épaisseur** : 18/27/34/41/52/65/70/80 mm
Avivés :
Épaisseur : 27/34/41/52 mm
Largeur : 100 mm et plus
Longueur : 400 à 2100 mm et plus
Largeurs fixes :
26×105/26×130/26×155/26×180/
26×205 mm
Frises :
Épaisseur : 20/27/32/41/52 mm
Largeur : 40/50/60/70/80/90 mm
Longueur : 250 à 2100 mm par 50 mm
Longueur : 2150 à 4900 mm, par 300 mm
Chevrons :
27×27/30×30/40×40/50×50/60×60/70×70/
80×80/100×100 et bois de charpenterie en longueurs de 400 à 1500 mm et plus.

* Le chêne d’Europe est livré sans aubier. Le chêne d’Amérique est livré avec aubier et l’aubier est inclus dans le prix.
** Dans le cas de bois sur boule (en plots ou plateaux de bois avec des deux côtés de l’aubier et de l’écorce) :

  • les valeurs mentionnées pour l’épaisseur sont les dimensions du bois séché. Les dimensions du bois livré non séché sont légèrement supérieures ;
  • la largeur du bois sur plot varie. Il est évident que la largeur de la boule/du plot de chêne est en grande partie déterminée par la largeur du tronc. En ce qui concerne le mesurage, voir NBN 219.01.
 essenhout
  • espèce de bois pâle d’Europe ou d’Amérique du Nord ;
  • bois non durable ;
  • dur, souple, très élastique et résilient;
  • qualité importée : FAS (First and Second), plus particulièrement la FAS F 1 F 80-20 (First One Face, avec 80 % de premier choix sur une face).

Le saviez-vous?

Symbole de solidité et de souplesse, son bois est très recherché pour les manches de pelles, de marteaux ou de haches et jusqu’il y a peu de raquettes de tennis ou des skis!

Ils ont joué un rôle très important en période de disette : le feuillage servait d’aliment pour le petit et le gros bétail mais également pour l’Homme!

Provenance
Frêne est la dénomination commerciale pour l’espèce botanique Fraxinus excelsior L. qui appartient à la famille des Oléacées. C’est le plus grand arbre du genre Fraxinus en Europe, mais aussi le plus important pour la production de bois.

En Amérique du Nord, six des dix-huit espèces de frêne présentes sont importantes pour le marché. Elles sont regroupées sous deux appellations : ‘black ash’ (Fraxinus nigra) ou ‘white ash’ (les cinq autres espèces).

Le frêne croît dans les plaines et les montagnes moyennes de toute l’Europe occidentale et centrale. Au nord, sa limite de distribution naturelle se situe dans les régions les plus méridionales de la Norvège, de la Suède et de la Finlande. A l’est, il s’étend jusqu’au plateau central de la Russie. Au sud, il est limité au nord de l’Espagne et de l’Italie ainsi qu’aux régions du sud de l’ex-Yougoslavie et de la Bulgarie. En Belgique, il est surtout présent dans la région du Condroz, de la Gaume, de la Thiérarche, de l’Entre-Sambre et Meuse et dans la région limoneuse. Il est beaucoup plus rare en région sablonneuse et se limite, dans les Ardennes, aux pentes le long des rivières.

Description
Le frêne commun est un grand arbre, avec un tronc droit et une cime plutôt arrondie. Il mesure souvent trente mètres de hauteur, parfois plus de quarante mètres (lorsque les conditions édaphiques sont favorables).

Couleur et figure
Le frêne est un bois clair à porosité hétérogène. Juste après l’abattage, le duramen est blanc nacré avec des reflets rosés ou verdâtres. Une fois sec, il a tendance à jaunir, voire à brunir. L’aubier n’est pas distinct.

Plus le tronc est épais et plus l’arbre est âgé, plus souvent le cœur sera brun foncé à noir. La coloration brune du cœur n’altère pas les propriétés mécaniques du bois. A un stade intermédiaire, la coloration du cœur peut être très recherchée en ébénisterie ou en tranchage. Le bois est alors fortement veiné, avec des reflets vert sombre. Il est vendu sous le nom de frêne olive.

Les cernes de croissance du frêne sont bien visibles. Il présente des stries sur quartier et une figure flammée sur dosse. Les rayons parenchymeux, homogènes et étroits, forment une fine maillure sur quartier. Le fil est généralement droit et régulier.

Durabilité
Le frêne n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). Il est sensible à l’échauffement et l’aubier est sensible aux attaques de Lyctus.

Séchage et taux d’humidité
Le frêne doit être séché avec précaution, à cause de l’important retrait linéaire et les risques de décoloration. Les déformations éventuelles à de trop hautes températures peuvent disparaître par reconditionnement.

Le frêne importé d’Amérique du Nord présente un taux d’humidité de 10 à12 % à son arrivée.

Usinage
Le frêne se scie facilement. Il se tranche aussi sans difficulté, moyennant un traitement hygrothermique préalable. C’est un des meilleurs bois de cintrage : il est flexible et l’étuvage ne diminue pas sa résilience. Il présente aussi souvent un fil parfaitement droit, sans nœuds ni fissures. Sa capacité idéale au cintrage en fait l’un des meilleurs bois pour la fabrication de raquettes de tennis. Le collage du frêne ne pose aucun problème. Pour coller le placage, utiliser une colle à viscosité élevée qui permet d’éviter les risques de transpercement au travers des placages. Il est conseillé de forer le bois dur avant le clouage et le vissage. Le ponçage est facile.

Finition
Le frêne se teinte bien et constitue un bon support pour les vernis. En utilisant des vernis acryliques PU et des filtres UV, il est possible de bien conserver la teinte claire d’origine. Les vernis nitrocellulose et alkydes sont déconseillés.

Utilisations

  • manches d’outils ;
  • échelles ;
  • chevilles;
  • membrures d’embarcation légères ;
  • placage ;
  • meubles ;
  • lambris ;
  • escaliers ;
  • parquet ;
  • menuiserie intérieure ;
  • tonnellerie.
Frêne

Masse volumique moyenne*

700 kg/m³

Retrait radial De 60 à 30 % h.r.**

0,8 %

De 90 à 60 % h.r.**

1,2 %

Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.**

1,4 %

De 90 à 60 % h.r.**

2 %

Mouvement De 60 à 30 % h.r.**

2,2 %

De 90 à 60 % h.r.**

3,2 %

Résistance à la flexion

114 N/mm²

Module d’élasticité

12 000 N/mm²

Résistance à la compression (parallèle aux fibres)

51 N/mm²

Résistance au cisaillement

14,6 N/mm²

Dureté (Janka) – longitudinale

6140 N

 

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Frêne indigène
Scié en plateaux (en boule) 27/42/52 mm d’épaisseur
Frêne d’Amérique du Nord
Épaisseur 26*/32/40/52/65/80/105 mm
Largeur Variable, de 15,5 cm et plus (par section de 1 pouce), moyenne de 20,5 cm
Longueur Entre 2,15 et 3,95 m (parfois aussi 4,25 m et plus)
*aussi disponible en largeurs fixes de 105/130/155 mm

 

Tulipier
  • également connu sous l’appellation « American Tulipwood » ;
  • bois tendre, peu durable provenant de l’est de l’Amérique du Nord ;
  • le duramen, d’une teinte allant du vert jaune au vert brun, se distingue de l’aubier blanchâtre ;
  • seulement pour des utilisations intérieures où une résistance à l’usure n’est pas requise ;
  • en Belgique, on trouve surtout la qualité « PRIME » : FAS/FAS 1 face 80/20 ou mieux, suivant les règles de classement de la NHLA ;
  • doit presque toujours être teinté.

Provenance
Le tulipier est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Liriodendron tulipifera L.Elle doit son nom à ses fleurs caractéristiques, de teinte jaune vert, striées d’orange en forme de tulipe. Aux Etats-Unis, l’appellation « yellow poplar », qui prête à confusion, est couramment utilisée. Le tulipier appartient à la famille des Magnoliaceae et provient de la partie est de l’Amérique du Nord, une zone située entre la côte atlantique à l’est (du sud du Connecticut au nord de la Floride) et une ligne joignant le sud du Michigan au Mississippi à l’ouest. L’aire de croissance optimale se situe au centre de cette zone, au Tennessee, dans le Kentucky et dans l’ouest de la Virginie.

Description
Ces arbres ont de grandes dimensions : ils peuvent atteindre jusqu’à 50 mètres de hauteur. Leur tronc est droit et a parfois un diamètre de plus de 2 mètres.

Couleur et figure
Le duramen a une teinte allant du vert jaune au vert brun et se distingue nettement de l’aubier, blanchâtre. La zone d’aubier est étroite dans les vieux arbres et très large chez les arbres de plantation. Le fil est droit. Le grain est fin et de structure très uniforme. Dans la mesure où le bois de tulipier présente souvent des différences de tons et des décolorations qui peuvent être prises pour des taches, il doit presque toujours être teinté.

Durabilité
Le duramen du tulipier est peu durable (classe de durabilité naturelle IV), l’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).

Séchage et taux d’humidité
Le bois de tulipier est séché aux Etats-Unis et son taux d’humidité à l’arrivée est de 8 à 10 %. Il est léger, tendre et réagit rapidement à une augmentation relative de l’air. Il est stable à l’usage lorsqu’il a été mis en œuvre à un taux d’humidité adapté. La masse volumique moyenne à 12 % d’humidité relative est de 450 kg/m³.

Usinage, finition et collage
Le tulipier se laisse facilement usiner, teinter, finir, coller et fixer.

Utilisations

  • meubles ;
  • moulures ;
  • menuiseries intérieures (portes et fenêtres) ;
  • placards de cuisine ;
  • tournerie ;
  • sculpture ;
  • jouets ;
  • instruments de musique (ex. pianos) ;
  • caisses de qualité ;
  • placage.

Fiche technique

Tulipier
Résistance à la flexion 63 N/mm²
Module d’élasticité 10.300 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 36 N/mm²
Résistance au cisaillement 7,6 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 2.490 N
Dureté (Janka) – longitudinale 2.000 N

Dimensions commerciales

Épaisseur 26 mm 32 mm 40 mm 52 mm 65 mm
Largeurs Raboté quatre faces 10 cm de largeur et plus
Également largeurs fixes 105/130/155/180 mm
Raboté quatre faces 10 cm de largeur et plus Raboté quatre faces 10 cm de largeur et plus Raboté quatre faces 10 cm de largeur et plus Raboté quatre faces 10 cm de largeur et plus
Longueur 245 cm et plus, une part réduite (max. 5 %) de 185 cm et plus est tolérée
Hêtre
  • bois solide et dur, sans échardes ;
  • facile à usiner ;
  • duramen blanchâtre à brun très clair qui fonce ;
  • parfois étuvé, ce qui donne au bois une teinte rosâtre ;
  • non durable et utilisé pour des applications intérieures ;
  • nombreuses utilisations intérieures telles qu’escalier, parquets et planchers (à trafic intense), chaises et autres meubles, petits objets d’usage courant ;
  • placage déroulé et contre-plaqué pour aménagement intérieur, revêtement de panneaux (cintrés), tables de travail, mobilier (d’écoles) ;
  • le bois par excellence pour le cintrage ;
  • classé sur la base de l’aspect selon la norme européenne (NBN EN-975-1 : 1996. Bois sciés – Classement d’aspect des bois feuillus – Partie 1 : Chêne et Hêtre).

Le saviez-vous?

Le fruit du hêtre, la faine, est particulièrement apprécié des Pinsons du nord. Certaines années de production abondante, c’est par millions que l’on peut rencontrer ces volatiles dans nos hêtraies.

Autrefois, l’apparition de feuilles de hêtre était le signal de la reprise des travaux agricoles. Une pouse précoce était interprétée comme le signe d’une année productive.

Provenance
Le genre Fagus compte peu d’espèces botaniques. La Belgique commercialise presque exclusivement le bois de hêtre ordinaire (Fagus sylvatica).
Le hêtre croît idéalement sur des sols argileux, suffisamment humides et de préférence riches en humus et en calcaire. On le trouve surtout  sur le continent européen jusqu’à la Mer Noire, avec deux zones de croissance optimales : le Massif central en France et le sud des Carpates en Bosnie. Les Lorraine belge et française, de même que les Vosges, comptent aussi de belles hêtraies.

Hêtre « rouge »
Certains hêtres présentent un « faux » cœur rouge. Une membrane (les thylles) obture alors les vaisseaux. Le cœur rouge peut parfois être parallèle aux cernes de croissance, mais peut aussi être irrégulier. La valeur du hêtre « rouge » est nettement inférieure à celle du hêtre « blanc ». On ne sait pas encore expliquer pourquoi on trouve, dans certaines régions, plus de hêtres rouges que de hêtres blancs.

Description
La plupart des hêtres sont abattus après 80 ans, 120 ans au maximum. Ils présentent alors un diamètre d’environ 1,20 m. Leur hauteur avoisine en moyenne les 30 m, dont environ 9 m exempts de branches.

Couleur et figure
Le duramen et l’aubier du hêtre présentent peu de différences de couleur. Le bois frais de sciage est blanchâtre à brun très clair. Sous l’effet de la lumière et de l’air, il devient plus foncé jusqu’à brun jaune clair. Le hêtre étuvé a une teinte nettement plus rose.
Le hêtre a un grain fin et un fil droit, parfois ondulé. Il a une structure homogène et une figure peu marquée.  Il est vaguement flammé sur la dosse, le quartier ne présente pas de figure particulière hormis de petites maillures (rayons coupés dans le sens longitudinal). Sur les faces qui ne sont pas purement sciées sur quartier, les rayons coupés se manifestent comme des petits traits de 1 à 4 mm de long, plus ou moins de forme lenticulaire.

Durabilité
Le hêtre n’est pas durable et est donc sensible aux insectes xylophages et aux  champignons. Après l’abattage, des larves d’un insecte de la famille des Cerambicidae peuvent parfois causer des galeries de forme ovale de 5 à 8 mm de haut dans les grumes. Il est dès lors conseillé de débiter rapidement le bois fraîchement coupé.

Séchage et taux d’humidité
Le hêtre sèche généralement vite, mais avec un risque élevé de fissures et de déformations en raison de la grande différence entre le retrait tangentiel et radial. Le hêtre sera donc de préférence d’abord séché à l’air libre avant de passer au séchoir. D’autre part, le hêtre prend une teinte rosâtre si la température dépasse 60 °C pendant un certain temps.

Usinage
Le hêtre se laisse facilement usiner, tant à la main qu’à la machine. L’usinage est toutefois plus aisé avec du bois provenant des aires de croissance optimales (France, Europe centrale et de l’Est). Ce bois est plus doux et plus facile à usiner que le bois plus dur des régions nordiques. Le rabotage donne une belle surface bien lisse.
Le bois frais de sciage ou le bois qui présente des tensions de séchage peut parfois provoquer le blocage de la scie en sens longitudinal. Utilisez, à cet égard, des outils bien affûtés, par conditions météorologiques favorables. Dans le cas contraire, le frottement de la scie peut faire apparaître des brûlures plus sombres.

Etuvage
L’étuvage donne au hêtre une teinte rosâtre et atténue les différences de teinte qui apparaissent parfois dans le duramen. La durée de l’étuvage détermine la couleur. Pour un bois caractérisé par une humidité de 20 %, l’étuvage dure au maximum 3 jours, à une température de 80 à 90 °C.
L’étuvage rend, en outre, le bois plus élastique, ce qui facilite le cintrage. Le procédé neutralise également les tensions de croissance et réduit le risque de déformations et de fissures en cours d’usinage.

Cintrage
Le hêtre se prête à deux méthodes de cintrage :

  • La première consiste à coller différentes couches fines de bois ou de placage dans des gabarits et à les presser pour obtenir la forme désirée.
  • La seconde méthode consiste à étuver le hêtre massif pour augmenter sa plasticité et à le cintrer ensuite dans la machine à cintrer jusqu’à obtenir la forme désirée. Lorsqu’il refroidit, le bois perd sa plasticité et conserve sa forme courbée.

Placage déroulé
Le hêtre étuvé est facile à dérouler pour la fabrication de placage ou de contre-plaqué. La grume tourne sur son axe et est déroulée par le couteau. Le placage ainsi obtenu présente une figure légèrement ondulée.

Placage tranché
Le placage peut également être obtenu par tranchage de hêtre blanc non étuvé. Il est conseillé, à cet égard, d’opter pour un bois ne présentant pas de cœur rouge. Le billon équarri est tranché couche par couche, ce qui donne une figure flammée sur dosse. Le tranchage sur quartier est également possible. Un quart de tronc est alors tranché couche par couche, en suivant le sens des rayons. Cette méthode rend les maillures apparentes.

Fixation
Il est conseillé de préforer le bois en cas de clouage ou de vissage.

Finition et traitement
Le collage, le vernissage, le polissage ou l’application d’une couche de finition ne posent aucun problème. Le hêtre n’absorbe toutefois pas de manière homogène. Si vous souhaitez une teinte de finition homogène, il importe donc de confier la finition à un professionnel. Le bois présente une structure aux pores ouverts et absorbe facilement des produits de préservation.

Utilisations

  • parquet et plancher (à trafic intense) pour salles de sport, salles de réunion, banques, hôtels, etc. ;
  • placage déroulé et contre-plaqué pour aménagement intérieur, revêtement de panneaux (cintrés), tables de travail, mobilier (d’écoles) ;
  • escaliers ;
  • chaises et autres meubles d’assise (tant les parties visibles que non visibles) ;
  • piètements  et dessous de table (parfois des plateaux de table) ;
  • sommiers en lattes ;
  • meuble pour enfants ;
  • jouets, jeux d’échecs, jeux de construction ;
  • boissellerie;
  • tournerie ;
  • ustensiles ménagers tels que planches, coquetiers, tire-bouchons, sabliers ;
  • cure-dents ;
  • brosserie ;
  • matériel scolaire, lattes, plumiers… ;
  • gadgets décoratifs.

Fiche technique

Hêtre
Masse volumique moyenne* 700 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,9%
De 90 à 60 % h.r.** 1,2%
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,5%
De 90 à 60 % h.r.** 2,5%
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 2,4%
De 90 à 60 % h.r.** 3,7%
Résistance à la flexion 113 N/mm²
Module d’élasticité 13.000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 54 N/mm²
Résistance au cisaillement 10 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 8430 N
Dureté (Janka) – longitudinale 7060 N

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Plots
Épaisseur 26/32/34/40/41/52/65/70/80 mm
Diamètre 40 cm et plus (généralement 57 cm et plus)
Longueur minimum 250 cm
Avivés
Épaisseur 16/20/26/40/52 mm
Largeur 8 cm et plus
Longueur 50 cm et plus
Bois d’escalier avivé
Épaisseur 40/52 mm
Largeur 23 cm et plus
Longueur 50 à 110 cm et plus, 350 cm et plus
Frises
Épaisseur 26 mm
Largeur 80/105/130 mm
Longueur 50 cm et plus
Carrelets
Epaisseur x largeur 50×50/60×60/70×70/80×80/90×90 mm 100×100/105×105/120×120/140×140 mm
150×150 mm
Placage
Épaisseur 0,6 mm (de 0,3 à 2,8 mm sur demande)
Largeur 10 cm et plus
Longueur De 210 à 250 cm (portes), de 250 à 300 cm (panneaux), 340 cm (panneaux de grande dimension)
  • bois pâle, blanchâtre ;
  • bonne résistance à l’usure et mouvement limité ;
  • convient uniquement pour l’intérieur ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours hors coeur et quasiment exempt de défauts, généralement KD.

Provenance
Guatambu est la dénomination commerciale de l’espèce Balfourodendron riedelianum Engl. et appartient à la famille des Rutacées. Il est souvent confondu avec le pau amarelo (Euxylophora paraense), ou le piquia marfim, le pau marfim ou le guatambu amarelo (Aspidosperma spp.). Le guatambu disponible en Belgique est importé du Paraguay.

Description
L’arbre atteint une hauteur de 15 à 20 mètres, parfois même 25 mètres. Le tronc droit exempt de branches mesure 14 mètres et présente un diamètre de 90 cm.

Couleur et figure
Le duramen n’est pas distinct de l’aubier : ils sont tous deux blanchâtres à brun clair pâle. Le guatambu a une structure homogène, sans figure marquée. Il est parfois moiré. Il arrive que des canaux à gommes apparaissent comme des stries sombres. Le fil est généralement droit, parfois irrégulier. Le grain est fin et régulier.

Durabilité
Le duramen est peu durable (classe de durabilité naturelle IV), l’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V). Le guatambu s’utilise donc uniquement à l’intérieur. Une préservation préventive (procédé A1) avec un insecticide (contre le Lyctus) est parfois nécessaire avant l’application d’un vernis ou d’une peinture.

Séchage
Le séchage ne pose pas de problèmes particuliers pour autant qu’il soit effectué lentement et avec précaution.

Usinage et finition
Le guatambu présente un grain fin et régulier. Il prend donc facilement un beau poli et se prête à différents types de finition, en particulier au laquage. Le sciage et le tournage ne posent aucun problème. Après étuvage, il se prête bien au tranchage et au déroulage. Un bon système d’aspiration et un préforage sont conseillés.

Utilisations

  • parquets et plancher (aussi pour les salles de sport) ;
  • escaliers ;
  • meubles ;
  • tournerie ;
  • lambris et revêtements de plafonds ;
  • sculpture et gravure ;
  • manches d’outils ;
  • articles de sport ;
  • contre-plaqué ;
  • …
Guatambu
Masse volumique moyenne * 800 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,8 %
De 90 à 60 % h.r.** 0,8 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,5 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,8 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 2,3 %
De 90 à 60 % h.r.** 2,6 %
Résistance à la flexion 137 N/mm²
Module d’élasticité 12 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 59 N/mm²
Résistance au cisaillement 11,5 N/mm²
Dureté (Janka) – longitudinale 6 800 N

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Largeurs fixes
26×80 mm en longueurs de 60 cm et plus
26×105/26×130/26×155/26×205 mm en longueurs de 185 cm et plus *
Largeurs tombant de scie
26×155 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 155-245 cm
40×130 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 185 cm et plus*
52×130 mm et plus, avec ±10 % de largeurs de 100-140 admises, en longueurs de 185 cm et plus*
Autres
65×65 mm, uniquement en longueurs de 75 cm
80×80 mm en longueurs de 65 et 75 cm

*en moyenne 250 cm ou plus

  • duramen jaune clair à brun rouge, aubier blanc à blanc jaunâtre;
  • une des espèces de bois les plus utilisées ;
  • convient pour l’intérieur et l’extérieur (moyennant préservation) ;
  • bois moyennement durable à peu durable.

Le saviez-vous?

Riche en résine, on conseillait aux patients tuberculeux des exercices physiques et des promenades dans l’air embaumé des pinèdes.

Le bois fut jadis utilisé en structure dans mines car il avertissait, en craquant, avant la rupture totale lors de l’affaissement d’une galerie.

Provenance
Pin sylvestre est la dénomination commerciale pour le Pinus sylvestris. Lorsqu’il provient des pays du sud ou le l’est de l’Europe, son nom commercial est pin du Nord. Le nom correct en français est pin, mais on parle aussi souvent de sapin rouge. La plupart des espèces de Pinus proviennent de l’hémisphère nord. Mais on les trouve également au Chili, au Brésil, en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande…

Description
Les branches sont disposées en couronne autour du tronc. La zone de croissance est très vaste : les dimensions et les qualités varient donc considérablement. L’arbre mesure environ 35 mètres de hauteur et présente un diamètre entre 30 et 50 cm. Le tronc est droit et cylindrique, exempt de branches jusqu’à environ 10 mètres.

Couleur et figure
Le duramen est jaune clair à brun rouge. L’aubier est blanc à blanc jaunâtre. Le duramen et l’aubier foncent sous l’influence de la lumière. Les nœuds sont de teinte brune, assez grands et orientés en couronne.
Sur dosse, le pin présente une figure flammée bien distincte et une figure striée sur quartier. Sur dosse, on distingue souvent de très fines stries sur la face tangentielle : il s’agit des canaux de résine. Des concentrations de résine peuvent apparaître, ce qui donne des taches sombres. Le fil est généralement droit et le grain est (moyennement) fin.

Durabilité
Le duramen est moyennement à peu durable (classe de durabilité naturelle III-IV), l’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).

Qualité
Le pin est soumis à un triage visuel ou machinal, sur la base de différents critères. Pour la menuiserie par exemple, les critères esthétiques primeront, mais pour le bois de structure, on tiendra compte d’autres critères.
Les principales normes pour le classement d’aspects sont les règles scandinaves pour l’exportation (pdf), le triage anversois et l’EN 1611-1. La STS 04 reprend les règles pour le classement visuel de résistance. La NBN EN 14081 est la référence pour le marquage CE du bois de structure à partir du 1er septembre 2009.

Séchage et taux d’humidité
Il est important de sécher rapidement le bois frais de coupe jusqu’à un taux d’humidité inférieur à 20 % en vue d’éviter le bleuissement et la pourriture. Le pin sèche bien et vite, mais présente tout de même des risques de fentes ou de décoloration à haute température.

Usinage et traitement
Le pin se laisse très facilement forer, fraiser, poncer, clouer, visser et coller. La résine adhère parfois aux outils. Un dégraissage de temps en temps est donc conseillé. Lorsque le bois a un taux d’humidité très bas, il est recommandé de réduire la vitesse de rabotage pour éviter les nœuds en saillie. Le duramen est difficile à préserver contrairement à l’aubier. Après un traitement thermique, le pin convient parfaitement aux utilisations exposées au vent et aux intempéries. L’industrie du meuble applique certaines techniques, comme le blanchiment et le mordançage du bois.

Utilisations

  • charpenterie (préservation selon le procédé A 2.1) ;
  • solivage (préservation selon le procédé A 2.1) ;
  • bardages (préservation selon le procédé A 3) ;
  • chevrons (préservation selon le procédé A 2.1) ;
  • escaliers ;
  • parois ;
  • plafonds ;
  • sols ;
  • cuisines ;
  • armoires ;
  • emballage (caisses, cageots, palettes) ;
  • moulures ;
  • lambris et revêtements de plafonds;
  • panneaux ;
  • écrans, clôtures, poteaux, cloisons pour jardin (préservation selon le procédé A 4.1-contact avec le sol) ;
  • panneaux (panneaux de particules, contre-plaqué, MDF et OSB).
Pin
Masse volumique moyenne* 320-800 kg/m³
(moyenne 500 kg/m³)
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,5 %
De 90 à 60 % h.r.** 0,5 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,1 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,3 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 1,6 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,8 %
Résistance à la flexion 79 N/mm²
Module d’élasticité 11 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 47 N/mm²
Résistance au cisaillement 7,5 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 3 330 N
Dureté (Janka) – longitudinale 2 940

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

(100×200 mm) Longueur en mètres :
1,8/2,1/2,4/2,7/3,0/3,3/3,6/
4,2/4,5/4,8/5,1/5,4/5,7/6,0/6,3
75×225 (75×200) mm
63×175/150 mm
50×150/125/100 mm
38×225/175/150/125/100 mm
32×150 mm
25x 225/175/150/125/100 mm
19×125/100 mm
Robinier
  • le bois européen le plus durable ;
  • bois lourd, dur et élastique ;
  • fine maillure sur quartier ;
  • enrichit naturellement le sol ;
  • son système racinaire traçant lutte contre l’érosion des sols sur les talus et terrils ;
  • souvent utilisé comme plante d’ornementation dans les parcs et les avenues en raison de son feuillage léger et de son abondante floraison blanchâtre très odorante ;
  • produit de grandes quantités de nectar ;
  • convient pour de multiples utilisations : piquets de clôture, tuteurs de vigne, éléments de machines, échelons, construction automobile et navale, planchers d’embarcation, pièces de fatigue, équipements hydrauliques, comme bois de mine, sous la forme de billes de chemin de fer, en petite charpente, en aménagements intérieurs, en parqueterie (pour des usages exigeants), carrelets, placage, tournerie et frises, dans la fabrication de jeux et de jouets, de palettes et de panneaux de particule ;
  • également connu sous le nom de black locust aux Etats-Unis.

Le saviez-vous?

Son nom vient de Robin, qui fut jardinier du Roi Henry IV et qui sema le premier robinier à Paris en 1601. Après avoir été transplanté au Jardin des plantes en 1632, il y fait encore de beaux jours.

Au mois de juin, les grappes de fleurs, trempées dans de la pâte à beignets puis frites, sont une friandise délicatement parfumée.

Provenance
Robinier est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Robinia pseudoacacia L. et appartient à la famille des Légumineuses. Le robinier est originaire de l’est des Etats-Unis. Le botaniste français Jean Robin l’a introduit en Europe en 1601. Il s’est ensuite répandu rapidement en Europe centrale.
Le robinier se développe de préférence dans un climat tempéré, à basse altitude et dans un sol léger et bien aéré. Il est aujourd’hui l’essence la plus plantée à travers le monde (après l’eucalyptus et le peuplier hybride).
La Hongrie impose une véritable politique forestière basée sur la culture du robinier. Environ 340 000 hectares de forêts, soit un cinquième de la superficie boisée, se compose de robiniers. Le robinier hongrois représente actuellement 18 % de la production totale de bois avec une production annuelle d’un million de mètres cubes.
Outre l’Europe centrale, les principales aires de croissance du robinier sont l’ancienne Union soviétique, la Chine et la Corée du Nord et du Sud.

Description
L’arbre de nos régions atteint une hauteur moyenne de 20 à 30 mètres. Son tronc est bien souvent bifurqué à faible hauteur ce qui laisse une bille de pied relativement courte. Il présente une croissance rapide et peut atteindre 1 mètre de diamètre. Il est peu exigeant quant à la richesse du sol et il se reproduit très facilement et abondamment. Son couvert est léger et transparent, l’écorce est grise, épaisse et crevassée.
La longévité du robinier est de 150 ans, mais il peut atteindre 200 à 300 ans dans des cas exceptionnels. Les jeunes arbres sont très épineux.

Couleur et figure
Le robinier présente généralement un fil droit et un grain fin à moyen.
A l’état frais, le duramen est jaune verdâtre. Il devient brun olive en séchant. L’aubier mince est blanc jaunâtre.
La structure du bois est hétérogène. Le bois de printemps est constitué de larges vaisseaux visibles à l’œil nu, isolés ou groupés par deux, circulaires ou elliptiques, d’un diamètre de 200 à 300 µ. La zone de bois d’été se compose de petits vaisseaux de 90 à 150 µ invisibles à l’œil nu, à épaississement spiralé, isolés ou plus souvent formant de petites bandes tangentielles courtes et obliques caractéristiques.
Les vaisseaux du duramen sont obstrués par des thylles. Les rayons sont très fins : de 3 à 5 cellules de large et de 20 à 40 cellules de haut. Le robinier présente une fine maillure sur quartier. Le parenchyme est clair et abondant autour des vaisseaux. Il contient de nombreux cristaux polyédriques d’oxalate de calcium. Les fibres sont droites avec une disposition étagée.

Durabilité
Le duramen est durable à très durable (classe de durabilité naturelle I-II). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).
C’est l’interaction entre les tanins qui fait du robinier un bois exceptionnellement durable. En contact avec le sol, le bois ne montre des premiers signes d’altération qu’après 8-10 ans. Hors-sol, le bois peut rester intact pendant plus de 60 ans.

Séchage
Le séchage du robinier est aisé à l’air libre, à l’abri du vent et du soleil. Il peut également être conduit artificiellement, mais avec beaucoup de précautions et à basse température pour éviter les gerces et les déformations.

Usinage
Le sciage ne présente pas de difficultés particulières si ce n’est qu’il nécessite l’utilisation d’une denture adaptée aux bois durs. Le robinier se prête bien au tranchage et au déroulage, mais ces opérations nécessitent un traitement hydrothermique préalable pour ramollir le bois. Le rabotage, le polissage et le collage ne posent aucun problème.

Finition
La finition du robinier est bonne.

Fixation
Un préforage est conseillé avant toute fixation, car le robinier se fend facilement. Il faut en outre faire attention aux réactions des tanins du bois avec les métaux, qui peuvent tacher le bois.

Utilisations

  • piquets de clôture ;
  • manches d’outils ;
  • tuteurs de vigne ;
  • éléments de machines agricoles (râteau, herse) ;
  • bois de charronnage (rayons, moyeux) ;
  • dents d’engrenage ;
  • échelons ;
  • poteaux ;
  • robinets ;
  • petits merrains ;
  • bois de feu ;
  • constructions navales et automobiles ;
  • planchers d’embarcation ;
  • pièces de fatigue ;
  • équipements hydrauliques ;
  • bois de mine ;
  • billes de chemin de fer ;
  • chevilles d’assemblage ;
  • petite charpenterie ;
  • aménagements intérieurs ;
  • parqueterie (pour des usages exigeants) comme les salles de sport ;
  • carrelets ;
  • placage ;
  • tournerie et frises ;
  • jouets et jeux (quilles, croquet) ;
  • balisage de sentiers en forêt ;
  • construction de caillebotis ;
  • palettes ;
  • pâte à papier ;
  • panneaux de particule ;
  • feuilles comme alimentation au bétail.
Robinier
Masse volumique moyenne* 750 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,8 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,2 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 0,9 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,7 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 1,7 %
De 90 à 60 % h.r.** 2,9 %
Résistance à la flexion 133 N/mm²
Module d’élasticité 14 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 71 N/mm²
Résistance au cisaillement 17,2 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale 7 060 N
Dureté (Janka) – longitudinale 7 550 N

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Sapelli
  • bois moyennement durable d’Afrique centrale et occidentale ;
  • duramen brun rougeâtre, souvent avec un reflet doré, aubier gris rosâtre ;
  • convient parfaitement à l’aménagement intérieur ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts ;
  • figure très décorative sur quartier et sur dosse.

Provenance
Sapelli est la dénomination commerciale de l’espèce botanique Entandrophragma cylindricum Sprague et appartient à la famille des Méliacées. Il provient de la forêt tropicale humide sempervirente de presque tous les pays d’Afrique centrale et occidentale (dont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria, le Cameroun, la République centrafricaine, le RD du Congo, le Congo-Brazzaville).

Description
Ces arbres atteignent une hauteur de 40 à 50 mètres et un diamètre de 70 à 120 cm. Le tronc droit, cylindrique et exempt de branches atteint quant à lui une longueur de 15 à 20 mètres. De petits contreforts sont fréquents au pied du tronc.

Couleur et figure
Le duramen du sapelli a une teinte brun rougeâtre, souvent avec un reflet doré. L’aubier est gris rosâtre. Le contrefil caractéristique du sapelli est parfois irrégulier. Il confère alors au bois sur quartier un aspect rubané typique fait d’une alternance de lignes claires et plus sombres. Le dessin flammé sur dosse est également très décoratif. Le grain est moyen.

Durabilité
Le duramen du sapelli est moyennement durable (classe de durabilité III). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).

Séchage et taux d’humidité
Le séchage doit être effectué avec soin, car le contrefil provoque des tensions. Il est indispensable de laisser reposer le bois avant de l’usiner à la machine pour limiter les risques de déformation.

Usinage
Le sapelli est facile à usiner, tant machinalement que manuellement. Il est toutefois conseillé d’utiliser un angle de coupe réduit pour éviter l’éclatement des fibres (cf. contrefil).

Finition et fixation
La finition du sapelli est bonne, tant avec des produits à base d’eau que des lasures, peintures ou vernis à base de solvants. Le clouage et le vissage ne posent aucun problème. Au contact du fer, des taches gris bleu peuvent apparaître.

Utilisations

  • parquet et plancher ;
  • aménagement intérieur ;
  • menuiserie extérieure (portes, fenêtres, construction de yachts) ;
  • lambris ;
  • parois et plafonds ;
  • portes intérieures ;
  • escaliers ;
  • meubles ;
  • construction navale ;
  • tournerie ;
  • construction de pianos et d’orgues ;
  • placages tranchés ;
  • contre-plaqué.
Sapelli
Masse volumique moyenne* 650 kg/m³
Résistance à la flexion 105 N/mm²
Module d’élasticité 12 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 56 N/mm²
Résistance au cisaillement 15,7 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale p.a.
Dureté (Janka) – longitudinale 6 700 N

* à 15 % d’humidité du bois

 

Dimensions commerciales

Épaisseur 26 mm 65 mm
Largeurs fixes 80/105/130/155/180/205 mm 90/105/130/155 mm
Longueur 185 cm et plus, en moyenne 275 cm et plus
Le sapelli avec une épaisseur de 26, 40, 52, 65, 80 ou 105 mm est également disponible en largeurs tombant de scie de 15,5 cm et plus (avec 10 à 15 % de 10 à 14 cm), et avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus).
Le sapelli est aussi commercialisé en madriers de 155 x 155 mm, avec une longueur de 185 cm et plus (en moyenne 275 cm et plus).
Le sapelli est également disponible en bois raboté et collé pour châssis de fenêtres avec l’épaisseur x la largeur x la longueur suivante :
63 mm x 86 mm en longueurs de 100 à 330 cm (avec pli extérieur massif) ou 590 cm (avec trois plis aboutés)
63 mm x 125 mm en longueurs de 100/230 cm (avec pli extérieur massif) ou 450/590 cm (avec trois plis aboutés)
Le sapelli est également disponible en panneaux rabotés et collés pour escaliers et plans de travail avec une épaisseur de 20 à 50 mm, une largeur maximum de 120 cm et une longueur maximum de 500 cm.

Propriétés, usages et caractéristiques du Tali

Le Tali (Erythrophleum ivorense et Erythrophleum suaveolens) est un bois africain très durable, avec un duramen brun jaune à brun rouge. Il est idéal pour les constructions extérieures lourdes, les ponts, les traverses et les sols industriels.

Tali
  • bois africain très durable ;
  • duramen brun jaune à brun rouge, aubier gris jaune à jaune foncé ;
  • contrefil et grain grossier (à moyen) ;
  • usinage et finition aisés ;
  • tout comme l’azobé, il convient pour les constructions lourdes à l’extérieur comme les constructions hydrauliques, les ponts et les traverses ;
  • convient également pour le plancher (à trafic intense), le parquet et les sols industriels ;
  • on importe la qualité supérieure FAS (First and Second) : toujours quasiment hors aubier, cœur et autres défauts.

Provenance

Tali est la dénomination commerciale des espèces botaniques Erythrophleum ivorense A. Chev. et Erythrophleum suaveolens Brennan qui appartiennent à la famille des Légumineuses et proviennent d’Afrique tropicale, du Nigéria au Mozambique. La Belgique importe le tali principalement de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon et du Ghana.

Description

Le tali atteint une hauteur moyenne de 30 mètres. Le tronc est rarement droit et a souvent une forme irrégulière. Le tronc est exempt de branches, atteint une longueur moyenne de 15 mètres et présente des contreforts.

Couleur et figure

Le duramen est jaune brun à rouge brun. De fortes variations de couleurs peuvent apparaître à la suite de conditions de croissance différentes. Les couleurs ont tendance à foncer sous l’influence de la lumière. Des stries de teinte plus sombre peuvent apparaître. L’aubier est gris jaune à jaune foncé.
La structure du tali est assez uniforme, avec la présence de contrefil et un grain moyen à grossier.

Durabilité

Le duramen est très durable (classe de durabilité naturelle I). L’aubier n’est pas durable (classe de durabilité naturelle V).

Séchage et taux d’humidité

Le séchage doit être effectué lentement et prudemment pour éviter les déformations et les fissures. La formation de fissures est inévitable dans le cas de séchage à l’air de grandes sections. Mais elles n’auront aucun effet sur les propriétés mécaniques du bois.

Usinage

La densité élevée et le contrefil du tali nécessitent des outils bien affûtés et de la puissance. Une bonne aspiration est conseillée, car les poussières du tali sont irritantes.

Finition

Le tali se prête bien à la finition de surface. La fixation s’effectue aisément moyennant un préforage.

Quelles sont les utilisations possibles avec le bois Tali ?

  • constructions extérieures lourdes comme les travaux hydrauliques, les ponts et les traverses ;
  • bois de terrasse scié sur quartier ;
  • fonds de véhicules ;
  • poulies ;
  • plancher (à trafic intense), parquet et sols industriels ;
  • tournerie.
Tali
Masse volumique moyenne* 900 kg/m³
Retrait radial De 90 à 60 % h.r.** 1 %
Retrait tangentiel De 90 à 60 % h.r.** 1,2 %
Mouvement De 90 à 60 % h.r.** 2,2 %
Résistance à la flexion 154 N/mm²
Module d’élasticité 16 000 N/mm²
Résistance à la compression (parallèle aux fibres) 93 N/mm²
Résistance au cisaillement 21,1 N/mm²
Dureté (Janka) – transversale p.a.
Dureté (Janka) – longitudinale 12 990 N

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air

Dimensions commerciales

Épaisseur 26 mm 32 mm 65 mm
Largeurs fixes 80*/155/180 mm 155 mm 155/180/205 mm
Longueur 215 cm et plus
Également disponible scié sur mesure pour les constructions lourdes.

* en longueurs de 60 cm à 170 cm

Le Peuplier : une essence aux multiples vertus dans la construction, l’architecture, le design et le mobilier

Le peuplier, cet arbre qui borde nos campagnes et nos cours d’eau, est une essence de bois unique. Apprécié depuis des siècles pour sa légèreté, sa souplesse et sa polyvalence, le bois de peuplier s’invite aujourd’hui dans nos maisons et nos projets de construction. Dans cet article, découvrez les nombreuses facettes de ce matériau naturel aux multiples usages et comprenez pourquoi l’essence du peuplier mérite toute notre attention. Que l’on soit professionnel ou simplement curieux, plongez dans l’univers du peuplier et laissez-vous surprendre par ses nombreuses qualités.

Peuplier
  • bois polyvalent et qui s’usine facilement, mais non durable ;
  • convient pour les charpentes légères, le mobilier et le lambris intérieur, la construction en ossature, les emballages lourds et légers et les matériaux d’emballage, divers panneaux et les chevrons industriels et légers… ;
  • essence de production européenne par excellence ;
  • la sélection et la répartition améliorent la qualité et facilitent l’usinage des cultivars ;
  • important pour le paysage et rentable en sylviculture classique.

Depuis le lambris intérieur, le mobilier, vos caisses de rangement jusqu’au bardage extérieur lorsqu’il est thermotraité ou vos structures de bâtiments, le peuplier vous ravira. Et pour cause : 

  • Sa couleur claire et neutre restera intemporelle
  • Ses nuances de teinte rendront exclusifs vos aménagements en bois
  • Sa facilité à être peint ou huilé vous permettront de l’adapter à toutes vos envies.

L’espèce du peuplier belge, un bois aux multiples vertus souvent méconnu mais pourtant fascinant : Soyez créatifs avec le peuplier !

 

L’essence de peuplier : son histoire

Le saviez-vous ?

Le nom « Peuplier » pourrait provenir du latin populus qui signifie peuple car on le plantait dans des lieux de rassemblement public. En tant qu’arbre du peuple, il était souvent choisi comme arbre de la Liberté au terme de révolution.

Mais le nom pourrait venir du grec pappalein signifiant agité, secoué par le vent ce qui lui sied parfaitement.

La provenance du peuplier

Le genre Populus compte 39 espèces et appartient à la famille des Salicacées. A l’état naturel, les peupliers sont surtout présents dans les régions boréales et tempérées de l’hémisphère nord. L’Europe occidentale compte cinq espèces pures dont le populus tremula, le populus nigra et le populus alba. Le populus tremuloïdes, le populus deltoïdes et le populus trichocarpa grandissent en Amérique du Nord.

Il existe en outre de nombreuses espèces cultivées. La cellule de recherche de l’Union Allumettière à Gramont a entamé en 1948 des programmes d’amélioration et d’hybridation des peupliers. Une sélection méthodique a conduit à des espèces hybrides qui se propagent très facilement par bouturage. Grâce à ces travaux, ce sont les variétés que nous connaissons aujourd’hui dans nos régions.
Le croisement interspécifique a augmenté la vigueur des espèces hybrides qui ont alors supplanté les espèces pures. Les cultivars représentent actuellement l’essentiel de la production.

Les principales espèces hybrides sont :

  • le populus x euramericana ou peuplier euraméricain, un hybride du populus deltoïdes et du populus nigra ;
  • le populus x interamericana ou peuplier interaméricain, un hybride du populus trichocarpa et du populus deltoïdes ;
  • le populus x trichocarpa, un hybride du populus trichocarapa et du populus trichocarpa ;
  • le populus x grisard, un hybride du populus alba et du populus tremula (et parfois du populus canescens).

La croissance du peuplier 

Tout d’abord, il faut savoir qu’auparavant les peupliers ne poussaient que dans les vallées alluviennes. Cependant, la grande variété de cultivars se développe aujourd’hui dans les stations en plaine, sur plateaux ou en bas de pente. Afin de favoriser sa croissance, le sol doit contenir une réserve hydrique suffisante et le substrat ne doit pas être compacté ou asphyxiant. Le peuplier n’est pas exigeant en ce qui concerne la fertilité du sol. Il s’agit d’une espèce claire qui s’accommode mal des versants ombragés et de la concurrence entre les arbres. Certains cultivars sont en outre sensibles à la gélivure.

Le peuplier joue un rôle important pour la valorisation de terrains agricoles ou de friches. Sa vitesse de croissance, les courtes révolutions, la qualité des billes obtenues et des frais d’exploitation faibles ont joué en sa faveur par rapport aux essences communément plantées en sylviculture classique. Les peupliers ont également un intérêt paysager important. Ils rompent en effet la monotonie des grandes plaines et brisent les vents violents.

L’essence de peuplier : description et structure

Les peupliers ont une croissance rapide. En effet, ils atteignent parfois plus de 40 mètres de hauteur, avec un diamètre de plus de 3 mètres. Le terme d’exploitabilité est généralement de 40 ans pour les anciens cultivars et de 20 ans pour les plus récents. Dans le cas du peuplier, le tronc est généralement droit et la pratique de l’élagage artificiel sur une hauteur de 8 à 10 mètres assure la présence de bois sans nœud.

Le déséquilibre de la morphologie de l’arbre provoque une formation importante de bois de tension. Cette réaction présente des inconvénients : un niveau anormalement élevé de contraintes de croissance, des fentes, des déformations, un aspect pelucheux des surfaces, des ondulations et des fentes dans les feuilles de déroulage. La présence de bois de tension s’accompagne généralement d’une position excentrée de la moelle dans la grume. Certains cultivars contiennent un nombre important de bourgeons dormants qui forment de petites taches à la surface des feuilles de déroulage. Elles sont cependant parfois recherchées pour leur intérêt esthétique.
Le peuplier présente une structure homogène et un fil généralement droit. Le bois est tendre et léger à grain fin. Les cernes d’accroissement dépassent fréquemment 2 cm de large pour les nouveaux cultivars. De nombreux petits vaisseaux sont répartis régulièrement sur toute la largeur du cerne. Le tissu de soutien se compose de fibres de 1,5 mm, une dimension relativement longue pour une feuille feuillue. Il assure la rigidité de l’arbre. Le bois compte de nombreux rayons fins invisibles à l’œil nu.

Couleur et figure

Le duramen est blanc à blanc jaunâtre, légèrement lustré. L’aubier n’est pas distinct. Les peupliers présentent souvent un faux-cœur : une coloration brune à gris verdâtre avec des veines noirâtres dans la partie centrale. Cette coloration relativement marquée à l’état frais s’atténue au séchage. Pour les utilisations dans lesquelles l’esthétique est importante, la présence d’un faux-cœur déprécie cependant considérablement la valeur du bois.

Qualité

La norme européenne NBN EN 1316-2 régit depuis 1997 le classement qualificatif du peuplier. Elle s’applique à tous les cultivars commercialisés et distingue trois classes de qualité. Le score du bois selon certains critères comme la présence de fentes ou les dimensions du tronc détermine la classe de qualité du bois.

Durabilité

Le duramen et l’aubier ne sont pas durables (classe de durabilité naturelle V) et sont sensibles au bleuissement.

Séchage et taux d’humidité

Bien que le peuplier frais contienne beaucoup d’humidité, le séchage à l’air libre est aisé. Pour les planches de 27 mm, deux à trois mois suffisent généralement en fonction de la saison. En séchage artificiel, il est possible de ramener l’humidité du bois à 8-10 % en 5 jours pour des planches de 28 mm d’épaisseur et en 8 jours pour les plateaux de 50 mm. Une augmentation progressive de la température permet d’éviter les fentes de séchage et une humidité relative de l’air élevée en début de séchage permet d’éviter une cémentation en surface du bois et l’apparition de poches d’eau.
L’odeur du peuplier frais est caractéristique et relativement désagréable. Mais elle disparaît complètement au séchage.

Usinage

Le peuplier est généralement facile à usiner. Seule la présence de bois de tension provoque parfois la formation de surfaces pelucheuses au sciage qui peuvent causer un échauffement de la lame. Un avoyage important de la denture du ruban de scie est donc conseillé.

Collage

Le collage du peuplier est aisé. La viscosité de la colle doit cependant être adaptée à la capacité d’absorption du bois. Les poches d’eau peuvent compliquer le collage.

Finition

Il est assez difficile d’obtenir de belles surfaces en peuplier à la ponceuse. Un ponçage final à la main est souvent nécessaire. Peinture et vernissage ne posent aucun problème si on prend soin d’effectuer un égrenage après la première couche. Des variations de teinte peuvent apparaître dans le cas d’une application de teinture en raison de différences d’absorption.

Fixation

Le clouage, l’agrafage et le vissage ne posent aucun problème.

Traitement

Le peuplier utilisé en charpenterie doit tout d’abord subir un traitement de préservation selon le procédé A2.1.

L’essence de peuplier : les différentes façons de l’utiliser

  • charpenterie ;
  • chevrons industriels et légers ;
  • meubles et leurs pièces (par ex. : ossature, canapés-lits, planches d’armoires) ;
  • emballages légers (boîtes de fromage, cageots), emballages lourds (caisses, palettes) et laine d’emballage ;
  • divers panneaux :
    • contre-plaqué ;
    • placage pour l’ébénisterie décorative et les aménagements intérieurs ;
  • LVL ;
  • INTRALLAM ;
  • papier ;
  • allumettes ;
  • planches à dessin ;
  • jouets ;
  • articles ménagers ;
  • sabots.

Dimensions commerciales

Sur commande, le peuplier peut être obtenu dans des dimensions variées.

Fiche technique du peuplier

Masse volumique moyenne* De 300 à 520 kg/m³
Retrait radial De 60 à 30 % h.r.** 0,6 %
De 90 à 60 % h.r.** 0,7 %
Retrait tangentiel De 60 à 30 % h.r.** 1,4 %
De 90 à 60 % h.r.** 1,9 %
Mouvement De 60 à 30 % h.r.** 2 %
De 90 à 60 % h.r.** 2,6 %
Teneur en eau des grumes De 100 à >250 %
Conductivité thermique 0,12 à 0,13 W/mK
Acidité 5,8 pH (de la solution aqueuse)
Dureté (Brinell) 10-15 MPa
Résistance à la compression axiale 29-37 MPa
Résistance à la flexion statique 45-76 MPa
Résistance à la flexion dynamique 3,8-4,9 Nm/cm²
Module d’élasticité De 6 500 à 11 300 N/mm²
Résistance au cisaillement longitudinal 5-7 MPa
Résistance à la traction – parallèle aux fibres 1,8-2,4 MPa
Résistance au fendage 10-15 N/mm

* à 15 % d’humidité du bois / ** humidité relative de l’air